Le milliardaire Frank McCourt, connu en France comme le propriétaire de l’Olympique de Marseille, veut lutter contre les dérives des plateformes et de l’intelligence artificielle.
Face au pouvoir des réseaux sociaux, un milliardaire met la main au portefeuille. “Nous avons aujourd’hui suffisamment de preuves du pouvoir destructeur des réseaux sociaux” affirme Frank McCourt dans les pages du Figaro. Il critique notamment la diffusion de la désinformation, la polarisation des opinions “et ces algorithmes qui amplifient la haine, déclenchent des réactions émotionnelles et des comportements destructeurs“.
D’où le lancement d’une initiative nommée Project Liberty, à laquelle il a décidé de consacrer 100 millions de dollars. Son but ? Réparer internet, ni plus ni moins.
Concrètement, ce projet veut développer un protocole décentralisé et open source (DSNP) pour nous redonner le pouvoir sur l’utilisation de nos données personnelles. Les géants du numérique comme Google Facebook ou Amazon utilisent des données personnelles et comportementales pour la publicité et analysent également “le graphe social”, soit le réseau de connexion et de relations entre les utilisateurs et les entreprises.
Pour le directeur technique du projet, « Il faut que ce graphe social ne soit plus privatisé, mais qu’il devienne un bien commun. Ainsi, vous permettez à d’autres entrepreneurs de créer de nouveaux produits et services ». Pour cela, la blockchain serait alors utilisée pour s’assurer qu’aucune trace ne puisse être falsifiée et que les citoyens obtiennent la pleine propriété de leurs données personnelles.
Face à un “monde du capitalisme de surveillance[..]particulièrement malsain“, Franck McCourt veut redonner le pouvoir aux citoyens et leur permettre de refuser de les partager. “S’ils l’acceptent, ils doivent recevoir une compensation financière. Cette valeur leur appartient” ajoute le milliardaire. L’établissement de ce nouveau protocole bénéficie ainsi de 25 millions de dollars pour commencer.
Les 75 millions seront pour leur part dédiés au financement de recherches universitaires pour une technologie au service du bien commun. Ainsi, Science Po Paris et l’université de Georgetown recevront chacun 25 millions.
« Il serait illusoire de croire qu’une personne est capable à elle seule de résoudre les problèmes de la tech. La tech est capable d’innover à grande vitesse, mais ce serait une mauvaise idée de mettre sur les épaules de ces ingénieurs le poids des questions éthiques, légales, politiques ou philosophiques », reconnaît Frank McCourt.
« La tech peut faire des choses extraordinaires, mais elle n’est pas par nature au service de l’humanité. Nous devons nous demander quel but nous voulons lui donner. S’il s’agit juste de créer une manière plus efficace de surveiller la population, via la reconnaissance faciale, eh bien ce n’est pas un monde dans lequel je souhaite que mes enfants grandissent. »
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