La future antenne 5G de Free Mobile sème la zizanie dans une commune, tous n’étaient pas au courant

La future antenne 5G de Free Mobile sème la zizanie dans une commune, tous n’étaient pas au courant

Une antenne Free Mobile provoque la grogne chez plusieurs habitants. Elle arrive aussi comme une épine dans le pied avant les élections municipales. Tout le monde n’était pas au courant du projet.

L’arrivée d’une antenne Free Mobile provoque quelques remous à Marœuil, commune du département du Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. En attestent les banderoles “Non à l’antenne rue de la Source” et “Non à l’antenne + 12m”, ainsi que la pétition “Non à l’antenne au cœur du village”. Prévue pour être installée sur un terrain privé à l’entrée de la rue de la Source, celle-ci est perçue comme trop proche des habitations, avec des “nuisances visuelles, risques sanitaires et moins-value immobilière” comme griefs habituels. Installée sur un mât de 12 mètres, elle servira à la 5G de l’opérateur.

Un dossier tombé dans l’oubli

Mais surtout, elle semble arrivée de nulle part aux yeux de certains. Cela s’explique par le contexte, à savoir l’invalidation des élections municipales et la gestion de la commune par une délégation spéciale de trois administrateurs présidée par l’ancien maire Daniel Damart. Arrivé le 24 décembre 2020 entre les mains du successeur Jean-Marie Truffier, dont l’élection a été invalidée, le dossier est tout simplement tombé dans l’oubli. “J’ai découvert par hasard, fin mai, l’imminence du chantier. J’ai appelé la mairie, ils n’étaient au courant de rien”, relate l’un des riverains en colère. La délégation spéciale n’aurait en effet pris connaissance de ce dossier “dormant” que fin mai 2021. Le courrier de Free annonçant le début des travaux en juillet est arrivé le 2 juin.

Les candidats aux élections municipales qui se dérouleront les 4 et 11 juillet, parmi lesquels Jean-Marie Truffier et ses deux adversaires Françoise Defrance et Marcel Debove, ont d’ores et déjà manifesté leur opposition au projet. “Je ne laisserai pas installer une antenne ici”, assure pour sa part Jean-Marie Truffier, expliquant qu’à l’époque il n’était pas question de demande de permis de construire ni de déclaration préalable de travaux. Ses opposants estiment pour leur part qu’il pourrait pu en tenir informés les élus et les habitants. S’ils ne sont pas opposés à la 5G, tous les trois souhaitent en tout cas que soit respecté un périmètre autour de la chapelle Sainte-Bertille, classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. La délégation spéciale a déjà écrit à Free en l’enjoignant à se tourner vers l’architecte des Bâtiments de France et “régulariser la situation”.

Source : La Voix du Nord