Plus d’un Français sur deux désormais abonnés au très haut débit, le déploiement de la fibre s’accélère fortement dans les RIP

Plus d’un Français sur deux désormais abonnés au très haut débit, le déploiement de la fibre s’accélère fortement dans les RIP

Après une année 2020 record, le 1er trimestre 2021 est place sous le signe de la bascule. Selon le nouveau suivi de l’Arcep, plus de la moitié des abonnements sont désormais en très haut débit. Dans le même temps, le déploiement de la fibre dans les RIP dépasse les zones AMII pour la première fois.

La fibre se démocratise à vitesse grand V. Comme chaque trimestre l’Arcep dévoile les résultats de son suivi du marché des services fixes à haut et très haut débit. Au 31 mars 2021, “la France compte une majorité d’abonnements internet à très haut débit, portés par la progression importante des déploiements en fibre optique (FttH) et de leur adoption”, salue le régulateur.

Dans le détail, au cours du premier trimestre 2021, la progression du nombre d’abonnements à très haut débit (débit maximum descendant supérieur ou égal à 30 Mbit/s) s’élève à +1,1 million pour un total de 15,7 millions, soit un rythme de croissance de +70% par rapport au premier trimestre 2020. Cela représente désormais plus de la moitié (51%) du nombre total d’abonnements internet sur le territoire français.

Encore une fois et ce depuis 12 mois, “cette progression provient intégralement de celle des abonnements en fibre optique de bout en bout : 3,8 millions d’accès supplémentaires ont été enregistrés en un an. Cette technologie représente près des trois-quarts (73%) du nombre total d’accès à très haut débit et atteint 11,4 millions à la fin du premier trimestre 2021”, indique l’Arcep. Par conséquent, la baisse du nombre de forfaits haut débit poursuite sa forte baisse à 15,1 millions au 31 mars 2021, soit un recul de -2,8 millions en un an.

Le chantier de la fibre sur les RIP s’accélère, trimestre record.

Côté déploiements,  les Réseaux d’Initiative publique réalisent leur meilleur trimestre de déploiement et “dépassent en rythme ceux des opérateurs privés en zone « AMII »”, constate l’observatoire. Ainsi, lors des trois premiers mois de l’année, 800 000 locaux ont été rendus éligibles sur les réseaux d’initiative publique “où l’effort des collectivités et des opérateurs est particulièrement important.” En revanche,  le rythme des déploiements FttH baisse de régime d’un exercice à l’autre dans la zone d’initiative privée opérée par Orange et SFR  avec un peu moins de 600 000 locaux rendus éligibles contre 100 000 dans les “AMEL”.

Au total, 1,4 million de locaux supplémentaires ont été rendus raccordables à la fibre sur la période. Fin mars, 25,7 millions de locaux étaient ainsi éligibles à une offre FTTH, soit une hausse de 31% en un an. “Ils se situent pour un quart en zones très denses, pour moitié en zone « AMII » et pour le dernier quart en zone d’initiative publique”, indique enfin le régulateur.