UFC-Que Choisir met en garde les abonnés contre les hausses de tarifs chez Bouygues, RED by SFR et Free

UFC-Que Choisir met en garde les abonnés contre les hausses de tarifs chez Bouygues, RED by SFR et Free

Des augmentations de tarifs en approche qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd.

Coup sur coup, trois opérateurs ont revu leurs tarifs la semaine dernière, notamment RED by SFR et Bouygues de manière similaire. Le premier a augmenté la facture de certains abonnés mobiles de 2€ en l’échange de plus de data quand le second a informé ses clients Bbox d’une hausse prochaine de 3€ de leur abonnement en intégrant dans leur offre, les appels illimités vers les mobiles. Du côté de Free Mobile, ce sont les tarifs des appels passés vers l’international qui ont été revus à la hausse via une une uniformisation (1,35€/min pour toutes les destinations non incluses). De quoi interpeller l’UFC-Que Choisir qui juge aujourd’hui nécessaire de mettre en garde les abonnés des opérateurs concernés dans le but de leur éviter "de bien mauvaises surprises sur leurs prochaines factures", bien qu’il "existe néanmoins des solutions pour limiter la casse."

Si les abonnés concernés par ces hausses de tarifs "ont beau s’émouvoir, à juste titre de ces pratiques qu’ils jugent injustes", l’association de consommateurs rappelle toutefois que la loi est du côté des opérateurs  : "Bouygues, SFR et Free sont en droit d’augmenter leurs prix comme bon leur semble à condition d’en avertir leurs clients par écrit au moins un mois avant l’entrée en vigueur de la hausse. Ce qu’ils ont fait, même si les messages envoyés insistaient plus sur les contreparties proposées (les appels vers les mobiles pour les forfaits Bbox, plus de gigaoctets pour les abonnés SFR, etc.) que sur l’augmentation de tarifs".

Néanmoins, il est aujourd’hui possible de refuser certaines de ces augmentations, en l’occurrence chez RED by SFR et Bouygues. UFC-Que Choisir le fait savoir au même titre que les deux opérateurs dans le mail adressés à leurs abonnés : " ils laissent en effet aux abonnés qui le souhaitent la possibilité de refuser la hausse à condition de le faire dans les 4 mois suivant la date du changement. Il leur suffit pour cela de se rendre sur leur espace client en ligne. En théorie tout du moins, car plusieurs abonnés nous ont assuré n’avoir pas réussi à se connecter à la page leur permettant de valider le refus", rappelle l’association.

Du côté de Free, les hausses ne peuvent pas être refusées, "mais l’opérateur n’en respecte pas moins la loi dans la mesure où ses offres sans engagement permettent aux abonnés de résilier leur contrat « sans frais », comme l’exige l’article L. 224-33 du code de la consommation", fait enfin remarquer UFC-Que Choisir avant de se fendre d’un petit tacle : "pour les opérateurs, il s’agit d’un bon moyen d’augmenter leurs revenus sans faire fuir trop de clients. Nul doute, vu la concurrence qui règne actuellement dans le domaine des télécoms, que cette tendance va perdurer."

 

Source : UFC-Que Choisir