Le rachat de BASE par Telenet secoue le marché belge

Le rachat de BASE par Telenet secoue le marché belge


L’acquisition de BASE par Telenet marque le début d’un grand chambardement des télécoms belges. Cette acquisition propulse l’opérateur en seconde position sur le marché, juste derrière Proximus, instaurant ainsi une situation qui inquiète quelque peu les syndicats. Cette cession est en effet une occasion unique pour Telenet de s’approprier plus de 3 millions d’abonnés, moyennant 1,3 milliards d’euros. On sait déjà que le paiement s’effectuera en partie en cash, mais majoritairement via de nouvelles dettes. Pas inquiète, l’entreprise indique que « l’opération générera des synergies de 150 millions d’euros, uniquement via le transfert de nos abonnés mobiles vers BASE. »

Du coté BASE les syndicats s’inquiètent quand même, et demandent des garanties sur l’emploi. Pour l’heure, les salariés sont dans l’incertitude face à la rationalisation qui s’annonce, que ce soit au niveau de l’administration ou des magasins physiques. Le CEO de BASE Jos Donvil admettra lui-même ne pas savoir quelle sera sa nouvelle fonction après le rachat : « Cet exercice n’a pas encore été réalisé, c’est bien trop tôt ». De toute manière « ce qui importe, c’est que d’un point technologique nous sommes complémentaires à 100 % et que nous partageons les mêmes convictions » a-t-il expliqué. L’association de consommateurs Test-Achats a aussi fait part de ses craintes, rapport à la future situation de duopole, qui pourrait bien faire monter les prix.

L’unique vrai perdant pour le moment reste l’opérateur Mobistar. Telenet qui abandonne son itinérance sur le réseau Mobistar, et c’est 20 % de son Ebitda qui s’envole. En acquérant un réseau propre, Telenet pourrait mettre fin à son contrat d’itinérance dès 2017. Dès l’annonce du deal, Mobistar chutait de 14 % à la Bourse de Bruxelles, pendant que Telenet grimpait de 4 %. Loin d’être une petite perte, le contrat portait les 900 000 abonnés de Telenet. Cependant l’opérateur a confirmé que la rupture du contrat n’était pas dans ses intentions.

A ses 900 000 abonnés viendront s’ajouter les 3,3 millions qui arrivent de BASE, soit 21 % du marché. La nouvelle entité aurait une part de marché de 30 %, et deviendrait numéro 2, soit le challenger de Proximus qui en possède 40,8 %.

Reste à attendre les validations de diverses autorités, qui étudient minutieusement chaque aspect du deal, que ce soit pour s’assurer d’une concurrence saine et dynamique, ou pour rassurer les salariés et l’administration actuelle de BASE.

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(Infographie @L’Echo)

 

Source : L’Echo