L’ensemble des opérateurs français disposent d’une licence 4G, certains ont obtenu celle en or et d’autre comme Free Mobile ont acquis seulement la bande des 2,6 GHz. Free a donc obtenu 20 Mhz dans le bande 2,6 GHz, mais a été évincé de la bande 800 MHz, dont le ticket d’entrée était très élevé.
Pas d’inquiétude pour autant, Free a encore des atouts dans sa manche. Tout d’abord, SFR a de toute façon l’obligation de louer des capacités en 800 MHz au perdant, en zone rurale. Free Mobile pourrait aussi pousser son accord d’itinérance avec Orange sur le terrain de la 4G ou encore utiliser sa licence Wimax.
Une solution plus simple apparait tout de même, celle du partage. Pari impossible en France compte tenu des relations concurrentielles entre les opérateurs : peut être pas ! C’est une solution nouvelle qui est expérimenté par Orange en Espagne, au Royaume-Uni et en Polgne qui permet une importante réduction des coûts.
Free Mobile pousse à la concentration et à la réduction du chiffre d’affaires de ses concurrents. Les opérateurs historiques avancent quelques restructurations sur l’emploi et les investissements. Avec le pari des licences de 4ème génération, la fibre et la nouvelle donne du marché, la réduction des coûts devient un leitmotiv français.
Pour réduire leur facture, les opérateurs en Suède, en Allemagne ou en Autriche partagent les équipements radio du réseau entre opérateurs. Il s’agit alors de co-construire le réseau, ou presque, puisque seul le coeur de réseau reste indépendant. « La plupart des opérateurs font désormais le constat que toute la partie des équipements passifs de leurs réseaux n’est plus aussi stratégique que dans le passé », explique Barema Bocoum, spécialisé dans les télécoms chez KPMG. Comme pour la fibre, l’idée est de mutualiser les réseaux pour économiser près de 30% des coûts opérationnels et réduire les investissements.
Avec Vodafone, France Télécom expérimente cette solution avant d’en faire de même en Grande Bretagne et en Pologne. Mais pour ce qui est de la notion de mutualisation en France, rien n’est gagné puisque pour que le partage des infrastructures soit intéressant, il faut que les deux opérateurs aient des parts de marché similaires ou qu’ils aient un réseau bien développé dans certaines zones, complémentaires. En Espagne, le partage se dissocie en deux zones : les zones rurales et les villes de moins de 25.000 habitants. Cette solution devrait permettre aux opérateurs « d’économiser entre 30 et 40 % de leurs coûts de réseau ».
En France, l’esprit mutualiste n’est pas encore au gout du jour pour les opérateurs mais Bouygues Télécom et SFR pourraient avoir intérêt à unir en partie leurs forces pour mieux contrer Orange qui a signé un important accord d’itinérance avec Free.
Source : Les Echos
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