Jean Bernard Levy a concédé ne pas avoir correctement anticipé l’agressivité des prix de Free Mobile.

Jean Bernard Levy a concédé ne pas avoir correctement anticipé l’agressivité des prix de Free Mobile.


Hier matin, l’assemblée générale de Vivendi a été le théâtre des frustrations des actionnaires venus en nombre. Après le limogeage de Franck Esser et surtout les mauvais résultats tant dans l’ADSL et dans le mobile, rien ne va plus pour le portefeuille des actionnaires.

 
Diminution du cours de Bourse (-38% en un an), baisse de 28% du dividende, bonus de 1,9 million d’euros du président du directoire, Jean-Bernard Lévy, acquisition de SFR jugée «surpayée», l’insatisfaction est la monnaie de cette dernière assemblée. « L’action Vivendi fait du sur-place depuis dix ans et ne parvient à se débarrasser de sa fameuse « décote de holding » devenue « gigantesque, presque 40% » elle a « fortement décroché depuis l’arrivée du quatrième opérateur, Free Mobile, et la baisse de notre dividende » s’est désolé Jean-René Fourtou, le président du conseil de surveillance qui a été reconduit pour quatre ans au Carousel du Louvre, lieu de l’assemblée générale.

 
Face à Free Mobile et aux problèmes de dividendes, l’intéressé souhaite l’entrée de Bolloré au conseil. « Nous nous réjouissons » de cette arrivée et il n’y a « aucune raison que l’on s’oppose à son entrée au conseil, si ça l’intéresse, ce que j’espère. » a-t-il ajouté. Mais attendons que les cagnottes du nouvel entrant soient enrichies à la finalisation de l’opération Direct8.
Face à la grogne, le président du directoire a reconnu ne pas avoir suffisamment anticipé les tarifs des offres de Free Mobile : « Avions-nous correctement anticipé l’agressivité sur les prix de Free ? Peut-être pas » a t-il concédé.

 
Quant au projet d’avenir, à la stratégie de reconquête, le président du conseil de surveillance a promis un séminaire en juin avec l’ensemble des membres du conseil et du directoire mais aussi d’autres dirigeants du groupe ce qui permettra peut être de définir une stratégie plus agressive.

 

Source : La Tribune