Hadopi : Près de la moitié des internautes téléchargent des biens culturels de façon illicite


Près de la moitié des internautes (49%) déclarent consommer des biens culturels de façon illicite, dont 29% depuis moins de six mois, selon une étude menée par l’Hadopi et rendue publique dimanche au Midem à Cannes.
D’après cette étude, 13% des internautes déclarent avoir recours à des usages illégaux (téléchargement, streaming…) de façon régulière et 36% "occasionnellement ou exceptionnellement". Mais ils sont beaucoup plus nombreux (95%) à penser que les internautes français le font.

 
Les pratiques illicites décroissent avec l’âge. 70% des 15-24 ans déclarent consommer de façon illicite, contre 55% des 25-39 ans et 32% des 40 ans et plus.
Selon l’Hadopi, la pratique "ne ralentit pas et se diversifie". Un quart des internautes déclarant un usage illicite estime qu’il le pratique depuis plus de cinq ans, mais 29% disent avoir commencé "depuis moins de six mois", soit après l’adoption de la loi Hadopi de lutte contre le téléchargement illégal.

 
Interrogés sur l’impact d’Hadopi sur leurs pratiques, la moitié des internautes déclarant des usages illicites n’envisagent pas de changer de comportement, contre un tiers qui pensent changer leurs habitudes de consommation en ligne. 17% ne se prononcent pas.
Les internautes déclarant des usages illicites sont de plus gros acheteurs de biens culturels que les autres. Ils ont une dépense mensuelle légèrement supérieure à la moyenne et sont moins nombreux que la moyenne a déclarer "aucune dépense".

 
Le prix est le premier frein à l’usage licite (37%), suivi par la diversité de l’offre (21%), l’habitude de consommation illicite (13%) les freins au paiement (12%) et les freins aux usages (11%).
L’étude fait également apparaître une "confusion entre le légal et l’illégal, notamment du fait du caractère payant de certains services illégaux", note l’Hadopi.

 
Plus de la moitié (53%) des internautes, dont 59% de ceux déclarant des usages licites, pensent que les sites payants sont forcément légaux, alors que ce n’est pas le cas.
Enfin, 73% des internautes savent qu’ils doivent protéger leur connexion internet.
Etude réalisée en ligne du 25 octobre au 4 novembre 2010 auprès de 2.687 internautes répartis en deux échantillons représentatifs de la population d’internautes français.

 

Source : AFP