Derrière chaque écran se cache un service TV

Derrière chaque écran se cache un service TV

L’IDATE a publié une étude sur "Les stratégies quadruple-screen des chaînes TV" et propose une analyse sur les différents acteurs traditionnels de l’industrie audiovisuelle.

 

L’étude montre que le PC reste actuellement l’écran privilégié par les chaînes et les consommateurs pour la télévision de rattrapage : "internet reste le principal moteur de la croissance pour les services de vidéos à la demande avec plus de la moitié des services disponibles en Europe" a souligné Florence Le Borgne, directrice de la Business Unit TV et contenu numérique.

 

Selon l’IDATE, la tendance est à la dé linéarisation des contenus. En effet, les possibilités de consommer les programmes télévisés à un moment différent de leur diffusion à l’antenne sont désormais nombreux à travers le parc d’enregistreurs numériques, les services de télévision de rattrapage ou encore les services de VOD. L’ensemble de ces contenus VOD sont le plus souvent disponible sur Internet ou directement sur le téléviseur.

 

Le magnétoscope a laissé la place à l’enregistreur numérique, la plupart des box proposent l’enregistrement via un disque dur ou encore une plateforme de VOD ou de télévision de rattrapage. Dernièrement, Free a développé une interface permettant d’accéder à 33 chaines en rattrapage.

 

Parmi les marchés matures de la télévision, le Royaume Uni présente le plus fort taux de pénétration des PVR, avec plus de 35% des foyers équipés en septembre 2009. A la même époque, les USA ont franchi le seuil de 30% de foyers TV équipés contre 21% pour la France.

 

 

Internet, le principal moteur de croissance :

 

Dans cette même dynamique, les services de médias audiovisuels à la demande se sont développés sur tous les principaux marchés de la télévision.

 

Internet reste le principal moteur de croissance et rassemblait à la fin 2008 56, 6% des services disponibles à la demande en Europe.

 

Sur le téléviseur, les acteurs de l’IPTV sont les plus actifs au sujet du lancement de services à la demande. A la fin 2008, cela représentait un peu moins d’1/3 des services en Europe. En d’autres termes, la TV par ADSL est plus active que le câble et le satellite.

 

Les services TNT ne sont présents qu’en Grande Bretagne même si TDF a quasiment finit sa phase de test en France.

 

En l’espace de deux ans, plus de 500 nouveaux services médias à la demande ont fait leur apparition en Europe sur les différents réseaux. Et Internet a été le secteur le plus dynamique. A la fin 2006, on comptait 94 services pour passer à 394 services en 2008.

 

En France, alors que la durée d’écoute par individu s’élevait à 3h25 par jour en 2009 pour la télévision en direct (source : Médiamétrie – Médiamat – Individus âgés de 4 ans et plus), la consommation de programmes délinéarisés s’établissait à 7 minutes (durée d’écoute quotidienne chez les individus âgés de 15 ans et plus, source : Médiamétrie – Global TV Vague 3 – avril-mai 2009), dont 3 minutes de programmes enregistrés (magnétoscope, DVD enregistreur ou PVR), 3 minutes en catch-up TV et 1 minute de programmes stockés ou gravés.

 

En France, les utilisateurs de Catch-up TV plafonnent à plus de 10 millions sur la période avril-mai 2009 contre 4 millions entre octobre et novembre 2007.

 

Source : ZDnet