Fibre optique : les industriels attendent une clarification du cadre réglementaire en zone 2 et 3

Fibre optique : les industriels attendent une clarification du cadre réglementaire en zone 2 et 3

 

Lors du 12ème Symposium Acome 3M Microsens, qui s’est tenu à New York du 20 au 25 mai 2010, les industriels français ont passé en revue les nombreux atouts et moteurs du marché français en matière de très haut débit et ont listé les freins qui retardent encore l’atteinte par le marché du déploiement attendu de tous. 

 

Ainsi, les industriels français seraient fin prêts pour déployer à grande échelle les réseaux en fibre optique et attendent avec une certaine impatience la nécessaire clarification du cadre réglementaire en zone 2 et 3 pour que les investissements soient enfin libérés.

 

Outre les investissements nécessaires au déploiement du THD, Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération Française des Télécoms a insisté sur la nécessité de définir les usages et le modèle économique du Très Haut Débit en France.

 

Ainsi, la télévision Haute Définition et la 3D permettrait de convaincre les particuliers. Pour le tissu industriel français, Pierre Eric Saint André, directeur général d’Axione est convaincu que le Très Haut Débit est "un atout français dans l’espace européen".

 

Pour ce dernier, le modèle français associe "la force du dégroupage à des PPP (Partenariats Public Privé) vertueux". Le dégroupage français est un succès envié par les Etats Unis. Pour autant, il est nécessaire de construire une nouvelle infrastructure (le THD en fibre optique).

 

Pierre Eric Saint André : "la construction d’une nouvelle infrastructure est nécessaire pour plusieurs raisons" :

 

L’évolution des usages, le besoin de compétitivité et surtout l’obsolescence du réseau cuivre sont les raisons d’un nécessaire déploiement du Très Haut Débit.

 

Si les intérêts sont parfois divergents entre les opérateurs commerciaux et les collectivités locales, la clé du déploiement réside dans l’utilisation du réseau cuivre (les fourreaux) sans que cela se traduise par une perte pour France Télécom a expliqué Pierre Eric Saint André lors du 12ème symposium qui a réuni près de 170 acteurs.

 

D’après la Caisse des Dépôts et Consignations, l’effort conjugué public-privé pourrait générer sur 20 ans 20 milliard d’euros de PIB et 365 000 emplois.

 

Source : Le Journal des Télécoms – Veillée d’armes pour le Très Haut Débit – rubrique reportage