Commission Européenne : la révolution numérique est-elle pour demain ?

Commission Européenne : la révolution numérique est-elle pour demain ?


Comme nous vous l’annoncions lundi, la commissaire européenne, Neelie Kroes a dessiné les grands axes du développement numérique en Europe.

 

La commission européenne prévoit la mise en place d’un marché unique du numérique. D’ici 2013, elle espère que tous les citoyens européens aient accès à l’internet haut débit.

 

Mme Kroes, la commissaire européenne a aussi réaffirmé son plan prévoyant l’accès au très haut débit d’ici 2020.

 

Pour la mise en place d’un marché unique des services des télécommunications, où la différence de tarif entre les appels depuis l’étranger et ceux depuis son propre pays devrait tendre vers zéro, la commissaire européenne en charge de la société digitale a précisé qu’il faudrait être "patient". 

 

 

En Europe, 23% de la population rurale n’a pas accès au haut débit sur réseau fixe. Pourtant, ce marché reste très dynamique en Europe. Avec 28% de territoire couvert par cette technologie, la France se classe parmi les neuf pays de l’UE où le taux de pénétration du haut débit est le plus haut, l’Hexagone est encore loin des deux leaders mondiaux en la matière. Le Danemark et les Pays-Bas alignent respectivement des taux de 37 et 36%. [Euractiv]

 

D’ici la fin 2010, un plan numérique européen devrait voir le jour et l’Union Européenne doit jouer son rôle en autorisant les aides aux collectivités locales dans le cadre d’un plan d’accès au haut débit. C’est ce qu’a fait Bruxelles entre 2003 et 2010 sur quatre régions françaises ce qui a contribué à accélérer la mise en place de réseaux à haut débit.

 

L’Europe à son rôle à jouer vis à vis du numérique.

 

Même si les avancées sont jugées timides, les fonds publics sont plus orientés vers les zones où les opérateurs privés n’investiront jamais.

 

Sur le dossier de la fibre, le régulateur français considère que les zones denses n’ont pas à être aidées par les pouvoirs publics. Or, le 30 septembre 2009, la commission européenne a changé la donne en attribuant 59 millions d’euros à la construction du réseau très haut débit des Hauts-de-Seine.

 
Pour l’Avicca, un projet public s’élabore dans sa globalité, il s’établit sur des espaces peu desservis mais aussi sur des zones denses. L’Association des Villes et Collectivités pour les Communications électroniques et l’Audiovisuel considère que Bruxelles tient désormais compte de la péréquation d’un projet. Dans le cadre de la mise en place du très haut débit dans le Loiret, l’application de la règle de l’Arcep équivaudrait à exclure Orléans alors que la moitié des recettes du Conseil général vient de cette ville. 

 

Le Feder (Fond européen de développement régional) dépasse la simple autorisation de la commission européenne vis à vis des aides d’Etat : en France, plus de 3910 projets touchent actuellement des fonds européens dans le domaine de l’innovation et des technologies de l’information et de la communication (TIC). Soit plus de 2,7 millions d’euros.

 

Le plan de relance européen comprend un important volet d’investissement à large bande : c’est 360 millions d’euros, sur un total de un milliard d’euros, au développement des infrastructures haut débit. 

 
En France, Nicolas Sarkozy a fixé à 2025 la date à laquelle 100% des Français auront un accès au très haut débit.
La commission européenne envisage, d’ici 2015, qu’il n’y ait plus que 15% d’Européens qui ne se soient jamais servis d’internet. Elle promet aussi d’étudier les possibilités d’attirer des capitaux pour les investissements dans le haut débit grâce à des mécanismes de rehaussement du crédit et encouragera les investissements dans les réseaux à fibre optique.
 

Son plan préconise également une réglementation européenne pour sécuriser le commerce en ligne, afin que 50% de la population achètent en ligne d’ici à 2015, et 20% de manière transfrontalière.

Source AFP