Faux appels : la Gendarmerie tire la sonnette d’alarme sur des escroqueries usurpant son numéro qui peuvent coûter cher

Faux appels : la Gendarmerie tire la sonnette d’alarme sur des escroqueries usurpant son numéro qui peuvent coûter cher

Faux gendarmes et numéros usurpés : une nouvelle vague d’arnaques inquiète les autorités.

La Gendarmerie nationale a récemment diffusé un message d’alerte sur le réseau social X pour mettre en garde le public contre des escroqueries de plus en plus sophistiquées. Des fraudeurs usurpent désormais le numéro de téléphone de brigades locales afin de se faire passer pour des gendarmes et gagner la confiance de leurs victimes.

Le scénario est bien rodé. L’appelant se présente comme un militaire et indique qu’une plainte aurait été déposée pour fraude. Le numéro affiché sur le téléphone correspond à celui de la brigade de gendarmerie, ce qui renforce la crédibilité de l’appel. La victime est ensuite invitée à rappeler un prétendu « service fraude » pour régulariser la situation.

La Gendarmerie est formelle : jamais un gendarme ne demandera de coordonnées bancaires, de code de carte bancaire ou n’invitera à rappeler un service bancaire. En cas de doute, il est recommandé de composer immédiatement le 17.

Une arnaque récemment signalée en Sarthe

Cette communication fait écho à des faits récents rapportés par Ouest-France en Sarthe. Plusieurs victimes ont été contactées par téléphone par un individu se présentant comme gendarme. Après avoir évoqué une plainte pour fraude, l’escroc demandait de rappeler un « service fraude ».

Lors de cet échange, il était expliqué à la victime qu’un coursier allait se présenter à son domicile afin de récupérer sa carte bancaire et d’en obtenir le code confidentiel. Une fois la carte en possession des fraudeurs, le compte était vidé via des retraits aux distributeurs ou d’autres opérations frauduleuses.

Les faits se sont produits au cours des quinze derniers jours et ont fait au moins quatre victimes sarthoises, de tous âges. Dans l’un des cas, un coursier s’est effectivement rendu au domicile de la victime, envoyé par ce faux service fraude bancaire. Selon la gendarmerie, il est possible que d’autres personnes n’aient pas encore signalé les faits, y compris pour de simples tentatives d’escroquerie.

Les militaires ont été alertés grâce à une personne qui a eu le réflexe d’interrompre la conversation et de ne pas aller au bout de la démarche. Un comportement que les gendarmes encouragent vivement. « S’il y a le moindre doute, il ne faut pas hésiter à vérifier et à prévenir la gendarmerie », rappellent-ils.

Les banques sont, elles aussi, concernées par ce type de fraude. Elles disposent aujourd’hui de messageries sécurisées accessibles depuis leurs applications ou leurs sites officiels pour communiquer avec leurs clients. Selon l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, le spoofing était à l’origine de 380 millions d’euros de préjudice en 2023, illustrant l’ampleur de ces pratiques et la nécessité d’une vigilance accrue.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox