Nouvelle levée de boucliers en France face à Starlink, le projet d’Internet haut débit par satellite poussé par le milliardaire Elon Musk. Un maire réclame davantage d’informations sur l’exposition aux ondes.
En février dernier, l’Arcep a annoncé avoir donné son feu vert à Space X. La société aérospatiale de l’entrepreneur et milliardaire Elon Musk dispose ainsi de fréquences pour proposer Starlink dans l’Hexagone. Ayant pour objectif de réduire les zones blanches et de couvrir la planète, cet accès à Internet fixe repose sur une constellation de satellites (42 000 sont prévus), mais également sur des stations de base, installées au sol et permettant de faire la liaison avec le réseau terrestre. Trois stations ont d’ailleurs été autorisées en France, selon l’Arcep. Il s’agit de celles d’Ornon (en Gironde, près de Bordeaux), de Saint-Senier-de-Beuvron (dans la Manche) et Graveline (dans le Nord).
Les opposants au projet ont déjà commencé à faire entendre leur voix à Saint-Senier-de-Beuvron. Mais ça coince également à Graveline, où le projet d’installer 9 antennes (en fait 9 dômes de 1,5 mètre de diamètre dans un enclos de 240 m²) se retrouve ainsi au point mort.
Le maire Bertrand Ringot estime ne pas avoir assez d’informations. “Je n’étais pas spécialement pour ou contre le projet, mais au fil du temps, on s’est rendu compte qu’on n’avait pas beaucoup d’informations sur l’impact”, explique-t-il. À la suite d’un courrier datant du 5 mars, il attend toujours des documents, en français évidemment, concernant le niveau d’exposition aux ondes pour les habitants et travailleurs à proximité. Il a ainsi refusé d’accorder le permis de construire. La balle est maintenant dans le camp de Centurylink qui pourra faire une nouvelle demande ou se tourner vers la justice.
L’élu souligne par ailleurs ne pas avoir obtenu de réponse de la part de Centurylink, l’entreprise partenaire sur ce projet, concernant la prise en charge financière du raccordement au réseau public d’électricité.
Selon le gendarme des télécoms, le service Starlink peut utiliser la bande de fréquences 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) pour les terminaux utilisateurs de type paraboles. Ces fréquences servent pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur. Le service prend également appui sur la bande 17,8-19,3 GHz (sens espace vers Terre) et 27,5-30,0 GHz (sens Terre vers espace) pour les passerelles, essentielles au fonctionnement du réseau. Ces fréquences permettront au satellite de se connecter au réseau terrestre.
Source : BFM TV
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