Des antennes-relais de Free et ses rivaux déplacées pour préserver la qualité de l’eau

Des antennes-relais de Free et ses rivaux déplacées pour préserver la qualité de l’eau

Des antennes de Free, Orange, Bouygues Telecom et SFR vont déménager. Posant des problèmes pour la préservation de la qualité de l’eau, elles ne sont plus les bienvenues sur le château d’une commune.

Plus c’est haut et dégagé, mieux c’est. Avec un château d’eau de 47 mètres de hauteur, Free, Orange, Bouygues Telecom et SFR avaient ainsi trouvé un endroit parfait pour installer leurs antennes à Paimbœuf, en Loire-Atlantique. Mais les quatre opérateurs vont devoir plier bagage dans les prochains mois. Leurs équipements se retrouveront en effet sur un pylône installé par Axione près des serres de Paimbœuf. Les travaux de génie civil pourront débuter en juillet en vue d’une implantation en septembre.

Des passages trop nombreux, un édifice pas prévu pour un tel usage

Pour Raymond Charbonnier, maire de Paimbœuf et vice-président d’Atlantic’eau, le Syndicat départemental d’alimentation en eau potable de Loire-Atlantique, la présence de toutes ces antennes sur le château d’eau n’est en effet plus possible. Voilà pourquoi leur retrait est envisagé depuis 2014.

“Historiquement, les opérateurs ont déployé leurs antennes sur des points hauts pour couvrir des zones plus larges”, rappelle l’élu, qui a fait carrière chez l’opérateur historique (France Télécom, puis Orange). “On n’a plus la maîtrise de qui rentre et qui sort”, explique-t-il en faisant allusion aux passages des sous-traitants des différents opérateurs. Difficile dans ce contexte de garantir la préservation de la qualité de l’eau potable et la sécurité de l’accès à l’édifice considéré comme sensible dans le cadre du plan Vigipirate.

Mais ça n’est pas le seul argument avancé. “Depuis le déploiement des infrastructures de la téléphonie mobile, les châteaux d’eau ont dû accueillir 1, 2, 3 puis 4 opérateurs qui posent du matériel de plus en plus lourd. Les structures en béton n’ont pas été à l’origine penser pour pouvoir supporter ce surplus de matériel”, ajoute en effet Raymond Charbonnier. Et d’assurer, concernant la disponibilité du réseau mobile durant ce déménagement qu’“il n’y aura aucune rupture du service”.

D’autres châteaux allégés de leurs antennes

Le château de Paimbœuf n’est pas un cas isolé dans le département. Atlantic’eau s’est lancé depuis plusieurs années dans le démantèlement des antennes-relais installées sur les châteaux d’eau en Loire-Atlantique. 17 sur 47 ont ainsi été “libérés”.

Source : Actu.fr