Les Français ont consommé plus de contenus numériques pendant la crise sanitaire, mais…

Les Français ont consommé plus de contenus numériques pendant la crise sanitaire, mais…

La consommation de contenus dématérialisés a progressé en période de crise sanitaire, mais les Français ne veulent pas limiter leurs loisirs culturels à l’écran. Certains continuent par ailleurs de se tourner vers les services illicites.

Avec le contexte de crise sanitaire et les deux confinements, les Français ont été plus gourmands en contenus au format numérique. Avec son dernier baromètre publié ce jeudi, l’Hadopi, l’agence chargée de lutter contre le piratage de contenus et de promouvoir les offres légales, chiffre la progression de cette appétit. 

La consommation de contenus dématérialisés, qu’il s’agisse d’un magazine, d’un livre, d’une musique, d’un film, d’une série ou d’un jeu vidéo, est en progression depuis une dizaine d’années. En progression de 2 points par rapport à 2019, elle a atteint un record en 2020. Au cours des 12 mois, 83 % des français en avaient ainsi consommé au moins un. Un nouveau record notamment durant “la quatrième semaine de confinement, au printemps dernier, avec 89% d’internautes français âgés de 15 ans et plus qui ont consommé au moins un bien culturel en ligne”, souligne l’autorité administrative. Le panier mensuel moyen était de 30 euros par mois.

31 % des interrogés disaient par ailleurs consommer plus de contenus en ligne, lorsqu’ils comparent à la situation avant le second confinement. Autre signe que le contexte sanitaire a profité aux plates-formes de contenus : 31 % des Français disent s’être abonné à au moins un service durant le printemps 2020.

Les contenus illicites

Si le développement de l’offre légale se développe, les contenus illicites restent une réalité. 43 % des Français disent avoir consommé illicitement au moins un film par semaine en 2020, à comparer à une proportion de 36 % par rapport en 2019. Dans les cas des séries, ces proportions sont de 57 et 46 respectivement. Dans le cas des retransmissions sportives en direct, elles sont 46 et 36 %. 

Mais pourquoi les contenus illicites ? “46% des consommateurs illicites de biens culturels dématérialisés considèrent désormais le prix de l’offre légale comme un obstacle”, indique l’autorité administrative.

Les contenus dématérialisés, mais pas seulement

Si la consommation de contenus dématérialisés a progressé, les Français n’oublient pas les autres formes de divertissement, notamment ceux ne passant pas par l’écran. D’après l’étude, 65 % disent “vouloir retourner dès que possible” dans des lieux tels qu’un cinéma, un théâtre ou une salle de concert.

Source : Le Figaro