Le rachat de SFR ne se joue pas seulement sur le partage de ses abonnés et le devenir de ses marques. En coulisses, un autre sujet stratégique pourrait compliquer la vente : celui de milliers de pylônes et toits-terrasses utilisés par l’opérateur au carré rouge.
Alors que les négociations exclusives entre Altice et le consortium porté par Bouygues Telecom, Free et Orange ont été prolongées jusqu’au 5 juin, plusieurs obstacles restent à lever pour finaliser l’opération estimée à plus de 20 milliards d’euros. Selon les révélations de L’Informé, les infrastructures mobiles de SFR constituent aujourd’hui un dossier technique à régler. Pour comprendre cette complexité, il faut remonter à 2021 et la cession par SFR près de 10 000 sites mobiles à Cellnex. Une partie de ces infrastructures, soit 2500, a ensuite été revendue à l’américain Phoenix Tower International (PTI). Depuis, SFR n’est plus propriétaire de ces pylônes, il les loue via des contrats courant jusqu’en 2038, voire 2048 selon les cas, expliquent nos confrères.
Après analyse, il s’avère que plusieurs centaines, voire plus d’un millier de sites situés dans les zones très denses, feraient doublon avec les réseaux déjà exploités par Orange, Bouygues Telecom et Free même si certains devraient être conservés eu égard au trafic que vont générer les abonnés de SFR après la vente. Mais les contrats de location actuels ne peuvent pas être transférés automatiquement aux repreneurs sans l’accord explicite de Cellnex ou de PTI. Les deux towercos souhaiteraient obtenir des garanties de la part du trio sur le maintien du nombre de sites exploités, notamment via de nouveaux déploiements 5G dans les zones moins denses pour pallier les futurs démantèlements.
Cette question devient d’autant plus stratégique que l’annonce officielle des négociations exclusives prévoit déjà un partage complexe des actifs de SFR. Les « autres actifs et ressources », dont les infrastructures et fréquences, doivent être répartis entre les trois opérateurs, tandis que le réseau mobile de SFR en zone non dense reviendrait spécifiquement à Bouygues Telecom. Même en cas d’accord début juin, le dossier devra encore passer par de nombreuses étapes réglementaires et sociales avant une éventuelle finalisation.
Comme chaque semaine, nous vous proposons notre chronique « Ça s’est passé chez Free et…
Plus de contrôles, amendes plus lourdes… la Cnil hausse le ton face à l’explosion des…
De la presse en illimité pendant 6 mois avec Cafeyn pour les abonnés mobiles de…
Se présenter comme “expert certifié Orange” sans autorisation peut coûter cher. Dans une récente décision,…
La chaîne d’information Euronews en français rejoint l’offre gratuite d’Amazon Channels sur Prime Video. La…
Allez-vous craquer pour Free Max ? Univers Freebox a interrogé début avril ses lecteurs sur…