Devant les sénateurs, le patron de LFP Media a dénoncé l’impact massif du piratage sur les droits TV du football français. Il plaide pour des sanctions renforcées et salue la future proposition de loi comme un levier essentiel.
Auditionné ce mercredi matin au Sénat par la Commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport, Nicolas de Tavernost, directeur général de LFP Media, a principalement alerté sur l’impact du piratage sur les revenus de la plateforme Ligue 1+. Selon lui, le piratage représente environ 100 millions d’euros de manque à gagner annuel pour Ligue 1+. Il estime également que sans diffusion illégale, la plateforme pourrait compter jusqu’à 400 000 abonnés supplémentaires.
Il souligne par ailleurs l’ampleur du phénomène, en indiquant qu’une part importante des signalements traités par l’Arcom concerne les compétitions de Ligue 1. Nicolas de Tavernost a décrit un système où les dispositifs actuels restent insuffisamment dissuasifs, notamment face aux outils de contournement comme les VPN ou les services de streaming illégaux. Pour lui, la lutte contre le piratage ne peut plus reposer uniquement sur des blocages ponctuels, mais nécessite une réponse plus rapide, plus large et plus contraignante.
Le dirigeant a insisté sur le rôle de la proposition de loi sur la réforme de la gouvernance du sport professionnel, actuellement examinée au Parlement. Selon lui, ce texte constitue une « avancée importante » car il pourrait renforcer l’arsenal juridique contre le piratage des compétitions sportives. L’un des enjeux principaux concerne la capacité à bloquer plus rapidement les sites diffusant illégalement des matchs, afin de réduire leur audience avant qu’ils ne se redéploient sous d’autres adresses.
Il met également en avant la nécessité d’améliorer la coordination entre les ayants droit, les autorités administratives et les fournisseurs d’accès à internet, afin d’accélérer les procédures de blocage et de rendre les contournements plus difficiles.
Enfin, il considère que ce texte pourrait aussi permettre de mieux responsabiliser l’ensemble de la chaîne, y compris les intermédiaires techniques, dans la lutte contre la diffusion illégale. Pour Nicolas de Tavernost, l’efficacité de ces mesures sera déterminante pour stabiliser les revenus des droits télévisés du football français. Dans un contexte déjà marqué par une forte incertitude économique, il estime que la lutte contre le piratage est devenue un facteur central de la pérennité du modèle de diffusion de Ligue 1+.
Source : via l’Équipe
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