Advertisement
Brèves

“Les salariés grands oubliés de la vente à la découpe de SFR”, les 4 opérateurs mis en demeure par la CFE-CGC Télécoms

Advertisement

Alors que le projet de rachat de SFR s’accélère, la CFE-CGC Télécoms interpelle directement les quatre opérateurs impliqués. Le syndicat dénonce un manque total de transparence sur les conséquences sociales de l’opération.

Et les salariés alors ? Après une première offre rejetée à l’automne 2025, le projet de rachat de SFR par un consortium réunissant Orange, Iliad et Bouygues Telecom a franchi un cap important avec une nouvelle proposition valorisée à 20,35 milliards d’euros acceptée par Patrick Drahi, de quoi désormais entrer en négociations exclusives avec Altice France. Une opération d’ampleur inédite qui prévoit un partage des actifs de SFR entre les trois opérateurs.

Mais en parallèle, le front social s’enflamme. Dans un courrier adressé aux quatre groupes, la CFE-CGC Télécoms les met formellement en demeure de clarifier les implications sociales et opérationnelles de cette opération. Le syndicat pointe en premier lieu une absence totale d’information et de consultation des représentants du personnel. « Ni les syndicats, ni les instances représentatives du personnel n’ont été informés, ni consultés », souligne-t-il dans son courrier , alors que l’opération pourrait concerner directement plusieurs milliers de collaborateurs. “Les salariés grands oubliés de la vente à la découpe de SFR “,  peut-on lire sur le site du syndicat.

Selon ses estimations, près de 8 000 employés de SFR et environ 5 000 au sein du groupe Altice hors périmètre sont potentiellement concernés, sans qu’aucune visibilité ne soit donnée sur leur avenir. La question des reprises, des conditions sociales ou encore des éventuels licenciements reste à ce stade entièrement ouverte. La CFE-CGC alerte également sur les risques juridiques, rappelant qu’une telle opération mêlant concentration, restructuration et impacts sur l’emploi, impose une procédure d’information-consultation du CSE. Son absence pourrait être qualifiée d’entrave au sens du Code du travail. Face à ces incertitudes, le syndicat demande la suspension des discussions en cours tant que les obligations sociales ne sont pas respectées. À défaut de réponse sous huit jours, il se réserve le droit d’engager toutes les actions nécessaires pour défendre les salariés.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Maxime Raby

Advertisement

Articles récents

Free annonce la mise en clair de deux chaînes cinéma sur les Freebox et sur Free TV

Les abonnés Freebox peuvent profiter gratuitement de deux chaînes cinéma jusqu’à Halloween. Scream’IN+ mise sur…

26 octobre 2026

Que Choisir menace de traîner Disney+ en justice pour la baisse de qualité de son offre premium

Plus d’un mois après avoir mis en demeure Disney+, l’association Que Choisir Ensemble dénonce l’absence…

26 octobre 2026

Xavier Niel, le patron de Free, bientôt seul maître à bord du Monde grâce à la fin d’un conflit

Le groupe espagnol Prisa s’apprête à renoncer à son recours contre la cession de ses…

26 octobre 2026

Freebox Pop, Ultra et mini 4K : une nouvelle chaîne gratuite dédiée à une figure culte débarque sur Pluto TV

Après le lancement de plusieurs chaînes thématiques ces dernières semaines, Pluto TV enrichit encore son…

26 octobre 2026

Bientôt des publicités virtuelles pendant les matchs à la télévision ? L’Arcom prépare le terrain

L’Arcom veut encadrer l’arrivée de la publicité et du parrainage virtuels dans les retransmissions sportives.…

26 octobre 2026

Canal+ lance une nouvelle vente flash avec toutes ses chaînes à prix réduit pendant deux ans, disponible sur les Freebox

Canal+ propose une nouvelle vente flash sur son abonnement avec un tarif réduit à 15,99€/mois…

26 octobre 2026
Advertisement