Après avoir atteint tous les objectifs du plan Lead the future 2023–2025, Orange ouvre un nouveau chapitre pour les prochaines années en levant le voile sur “Trust the future”, le plan s’articule autour de trois ambitions : la proximité client, la croissance par l’innovation et l’excellence à grande échelle.
Orange a présenté le 19 février sa nouvelle stratégie à horizon 2028, baptisée « Trust the future », qui succède au plan « Lead the future » 2023-2025. Cette nouvelle feuille de route vise à soutenir la croissance du groupe dans un contexte de transformation des réseaux et de diversification vers les services numériques. Elle repose sur trois piliers principaux : le renforcement de la relation client, le développement de nouveaux services au-delà de la connectivité, et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle, notamment grâce à la modernisation des infrastructures et à l’intelligence artificielle. L’opérateur historique parle de “Proximité client, Croissance par l’innovation et d’Excellence à grande échelle” pour présenter les trois grands axes de sa stratégie.
En France, ce plan s’inscrit directement dans la transition vers un réseau entièrement fibré, alors que la fermeture progressive du réseau cuivre entraîne une baisse estimée à 800 millions d’euros des revenus associés. Orange prévoit de compenser cette évolution par des gains d’efficacité et une réduction de ses investissements, tout en maintenant des revenus de détail globalement stables hors activités cuivre entre 2025 et 2028.
Orange entend s’appuyer sur sa base mondiale de 340 millions de clients pour renforcer la fidélité et limiter les résiliations. En Europe, et notamment en France, cette stratégie passe par la poursuite de la migration vers la fibre optique et le développement des offres convergentes fixe-mobile.
L’opérateur vise l’ajout d’environ 40 millions de nouveaux clients dans le monde d’ici 2028, principalement dans les marchés en croissance, mais aussi dans les segments encore sous-pénétrés en Europe. En parallèle, Orange prévoit d’intensifier l’utilisation des applications et outils numériques pour gérer la relation client et améliorer la valeur moyenne par abonné. Sur le marché français, qui reste mature et fortement concurrentiel face à Free, Bouygues Telecom et SFR, l’objectif est avant tout de stabiliser les revenus tout en accompagnant la disparition du réseau cuivre et la généralisation de la fibre.
Le groupe veut développer des activités au-delà de la connectivité, avec l’objectif de générer un milliard d’euros de revenus supplémentaires d’ici 2028 grâce l’investissement dans le développement de services à forte croissance tout en s’appuyant sur son expérience et un « track record » positif : “cybersécurité, protection du domicile, Orange Travel, transferts d’argent internationaux en Europe (incluant la France et l’Espagne), Mobile Money et Max it en Afrique et Moyen-Orient. Nous avons l’ambition de générer 500 millions d’euros supplémentaires de chiffre d’affaires d’ici 2028 pour ce portefeuille de services ayant une croissance à deux chiffres”, indique le groupe. De l’innovation est donc à prévoir dans les prochains mois et prochaines années pour les abonnés d’Orange France, l’opérateur cherche désormais à renforcer la valeur de ses abonnements au-delà de la simple connectivité.
Du côté des entreprises, Orange va miser fortement sur Orange Business et Orange Cyberdefense “qui s’appuieront sur leur leadership dans la cybersécurité et développeront des solutions cloud de confiance et des services d’IA fiables”. Les deux entités investiront également dans des secteurs spécifiques tels que la défense et la santé. Orange a “l’ambition de générer 500 millions d’euros supplémentaires de chiffre d’affaires d’ici 2028 dans les services de confiance B2B, et Orange Cyberdefense a pour objectif d’atteindre un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros d’ici 2030”.
En parallèle, Orange entend continuer à monétiser ses infrastructures, notamment son réseau fibre, en les ouvrant à d’autres opérateurs via des accords wholesale, un levier important sur le marché français où il reste propriétaire d’une grande partie des réseaux.
Le troisième axe vise à renforcer l’efficacité opérationnelle et technologique du groupe. Orange poursuivra la modernisation de ses réseaux, avec la fermeture progressive des technologies les plus anciennes, notamment le cuivre en Europe, mais aussi la 2G et la 3G. En France, cette transition est déjà engagée avec l’arrêt progressif du cuivre, prévu d’ici 2030, et la généralisation de la fibre optique. Le groupe entend également améliorer la performance de ses réseaux grâce à l’intelligence artificielle, notamment pour optimiser la maintenance, anticiper les pannes et automatiser certaines opérations.
Orange prévoit par ailleurs de mutualiser davantage ses ressources à l’échelle du groupe, “avec des plateformes partagées qui accélèrent la mise sur le marché des services numériques. L’efficacité opérationnelle sera également renforcée grâce à la mutualisation, par exemple dans les achats, avec des économies prévues de 1 milliard d’euros“, indique-t-il.
L’intelligence artificielle doit également jouer un rôle central, avec l’objectif d’augmenter toutes les interactions client et d’améliorer la gestion des réseaux et des opérations internes. Orange estime que ces usages pourraient générer plus de 600 millions d’euros de valeur d’ici 2028 : “Nous poursuivrons l’expansion de l’utilisation de l’IA dans toutes ses opérations quotidiennes, en renforçant son utilisation dans quatre domaines : l’expérience client pour développer des interactions hautement personnalisées, avec pour objectif d’atteindre 100 % des interactions client augmentées par l’IA ; la gestion du réseau, couvrant de multiples cas d’usage, notamment l’utilisation d’outils pour réduire les temps d’arrêt du réseau ; les processus internes pour améliorer l’efficacité opérationnelle ; et la création de nouvelles opportunités de revenus, telles que la gestion de la valeur client”.
Sur le plan financier, Orange prévoit une hausse de son cash-flow organique, qui devrait atteindre environ 5,2 milliards d’euros d’ici 2028. Le groupe prévoit également de réduire progressivement son niveau d’investissement rapporté au chiffre d’affaires et d’augmenter son dividende minimum à 0,85 euro par action à cet horizon.
En France, Orange confirme que la consolidation du marché reste une priorité stratégique, dans un contexte de forte concurrence entre les quatre opérateurs nationaux. Cette orientation intervient alors que le secteur reste marqué par la transition vers la fibre et la recherche de nouveaux relais de croissance, notamment dans la cybersécurité et les services numériques. Au niveau international, la reconsolidation de MasOrange en Espagne, attendue au premier semestre 2026, devrait également renforcer la génération de cash et le profil financier du groupe.
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