Arrivée d’une antenne Free : “un renvoi d’ascenseur pour Xavier Niel ?”, s’interrogent des riverains

Arrivée d’une antenne Free : “un renvoi d’ascenseur pour Xavier Niel ?”, s’interrogent des riverains

Des riverains opposés à une antenne Free Mobile dénoncent un manque de communication. Ils suspectent aussi un retour d’ascenseur.

Une levée de boucliers face à l’arrivée d’une antenne-relais comme on voit passer régulièrement. Ça se passe à Lamorlaye, dans l’Oise, où les riverains disent avoir été mis devant le fait accompli en découvrant le permis de construire accordé à Free et craignent à présent pour leur santé, avec les ondes et la 5G qui pointera tôt ou tard le bout de son nez, mais aussi pour la valeur de leurs habitations. L’installation se traduira par un pylône de 30 mètres dans la cour des pompiers, en remplacement d’un pylône trois fois moins haut.

Un “retour d’ascenseur” ?

“Notre santé passe au second plan”, dénoncent ainsi les opposants, mais pas que. Les détracteurs suspectent un autre aspect. “Est-ce un renvoi d’ascenseur pour Xavier Niel qui a racheté et sauvé le golf du Lys Lamorlaye ?”, s’interroge l’un d’eux. Un recours gracieux a été déposé pour tenter de faire annuler l’autorisation et une plainte devant la justice administrative est déjà envisagée.

De son côté, le maire de Lamorlaye estime qu’aller au front n’est pas forcément une bonne idée. “Si je retire ce permis à Free, ce sont eux qui pourraient m’attaquer, car je n’ai pas de raison valable de le faire”, indique en effet Nicolas Moula. Et d’ajouter : “au final, le mieux, c’est de négocier avec Free”. Le maire compte en effet proposer une autre parcelle de terrain pour accueillir l’antenne de l’opérateur.

Une antenne, ça rapporte

Une explication a été donnée pour le feu vert donné au lieu d’implantation. “Difficile de cracher sur les recettes”, indique en effet Éric de Valroger, en référence au loyer payé pour l’emplacement. “Nous sommes régulièrement sollicités par les opérateurs qui veulent installer leurs antennes chez les pompiers“, explique le vice-président du Conseil Départemental de l’Oise.

Source : Le Courrier Picard