5G : comment Orange, Free, Bouygues et SFR vont batailler pour acquérir le plus de bloc de fréquences

5G : comment Orange, Free, Bouygues et SFR vont batailler pour acquérir le plus de bloc de fréquences

Les enchères commenceront la semaine prochaine et les opérateurs devront s’affronter pour acquérir un maximum de blocs de fréquences. Le président de l’Arcep, Sébastien Soriano, a détaillé comment les enchères allaient se passer.

Pas de vente bloc par bloc pour Free, Orange, Bouygues et SFR. Lors d’une interview pour BFM Business, le président du gendarme des télécoms a expliqué le fonctionnement des enchères de la 5G, dont le lancement est prévu pour le 29 septembre prochain.

Pour rappel, afin d’activer un nouveau réseau, chaque opérateur doit disposer des fréquences sur lesquelles émettre. C’est ce qui sera mis aux enchères à la fin du mois : un total de 11 blocs de 10 MHz qui seront vendus au plus offrant, avec un prix de départ de 70 millions d’euros pour chacun. Chacun de ces blocs se trouve dans la bande fréquences 3.4-3.8 GHz. À noter que Free, Bouygues, SFR et Orange disposent d’ores et déjà de 50 MHz chacun, qu’ils ont acheté pour 50 millions d’euros chacun. Pour éviter une razzia de la part d’un seul acteur, la limite est de 5 blocs pour un seul opérateur, qui ne pourra pas avoir plus de 100MHz.

Lors de cette première phase, chaque opérateur devra répondre à la question “combien de blocs voulez-vous pour 70 millions par blocs ? “. En additionnant chacune des réponses (qui sera sûrement 5 au début des enchères pour chaque opérateur), la somme demandée sera augmentée de 5 millions d’euros et à la question répétée à chaque fois pour Orange, Bouygues, Free et SFR. Plus le prix grimpera et plus certains opérateurs devront baisser le nombre de blocs demandés pour équilibrer l’offre et la demande.

Une fois cela fait, viendra ensuite une seconde phase d’enchères, cette fois pour déterminer la position de ces blocs sur le spectre disponible. Un moment important donc, puisqu’un positionnement proche de l’extrémité peut entraîner des interférences et gêner la qualité du réseau mobile déployé. Suite à ces deux phases d’enchères qui “dureront le temps que les différents opérateurs concourent et augmentent les prix pour avoir une quantité de fréquences plus ou moins importante , le gendarme des télécoms attribuera, pour une durée de 15 ans, les fréquences à chaque opérateur, en octobre ou début novembre. Le tout pour une commercialisation avant la fin de l’année. Les modalités sont claires, les opérateurs dans les starting-blocks, il ne reste plus que le coup d’envoi la semaine prochaine.