Xavier Niel explique en quoi la première box triple play de Free fût compliquée à lancer

Xavier Niel explique en quoi la première box triple play de Free fût compliquée à lancer

Lors de son Grand Entretien sur LCP, Xavier Niel est revenu sur son cheminement depuis son premier ordinateur offert par son père à l’âge de 15 ans. Il a abordé différentes innovations durant son parcours, dont la première box triple play lancée par Free qui fût révolutionnaire, mais aussi à compliquée à faire fabriquer.

L’entretien d’une trentaine de minutes avec Guy Lagache a en effet été l’occasion de revenir sur le lancement de la première box triple play (Internet + téléphonie + télévision) par Free en 2002.

D’où vient l’idée ? Xavier Niel explique tout d’abord que l’on disposait à l’époque d’un tuyau que l’on pensait aux débuts réservé aux chercheurs et d’un haut débit dont on ne savait pas quoi faire. C’était comme avoir l’électricité, du gaz ou de l’eau, mais de ne pas avoir de machine à la maison pour l’utiliser. D’où l’idée de rendre ce tuyau nécessaire au foyer et de créer l’équipement qui permettrait d’amener plusieurs services sans changer les équipements de la maison. Une idée qui permettra de diviser par trois le nombre de tuyaux utilisés, ce qui se répercutera sur les coûts et donc sur le prix payé par l’abonné.

Quid du boîtier et de sa conception ? Xavier Niel indique être allé voir l’équipementier Alcatel, qui a vu le sujet trop en avance sur son temps, et même avoir tenté de trouver des solutions en Californie. Ne parvenant pas faire à fabriquer la box par un autre, Free a fini par concevoir le matériel et le logiciel.

Premier ordinateur, piratage, minitel rose, école 42, Station F, etc.

L’entretien aborde par ailleurs les activités dans les services minitel (voyance, rencontres, jeux concours, etc.). Xavier Niel révèle les méthodes qui lui ont permis de gagner beaucoup plus d’argent que les autres. Sont par ailleurs évoqués le premier ordinateur à l’âge de 15 ans, le piratage des décodeurs de Canal+, la collaboration avec les services secrets français, le lancement compliqué sur le marché du mobile, la phrase du juge Renaud Van Ruymbeke concernant la ligne jaune à ne pas franchir, l’ouverture de l’école de codage 42 pour donner aux chances aux jeunes sur un marché en carence de personnel, l’ouverture de Station F qui offre un cadre aux startups qui veulent s’attaquer aux monopoles et l’investissement dans Le Monde qui pour en faire un média qui ne vit pas de subventions et qui garde ainsi son indépendance éditoriale.

Sur la fin de l’entretien, Xavier Niel déclare que la transgression est nécessaire dans la société actuelle pour casser les monopoles. Il cite les exemples d’Uber et Airbnb qui jouent avec la loi et modifient notre manière de vivre.