Coronavirus : le confinement des Français ne rejouit pas non plus le commerce en ligne

Coronavirus : le confinement des Français ne rejouit pas non plus le commerce en ligne

Malgré des Français confinés à domicile sur fond d’épidémie de coronavirus, tous les sites de commerce en ligne ne profitent pas d’un engouement. Pour certains, c’est même l’inverse qui se produit.

“Cette période est négative pour tous les acteurs ou presque”, indique Marc Lolivier, délégué général de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance), pour résumer la situation actuellement traversée par le commerce en ligne. Selon une étude menée pour mesurer l’impact de la crise sanitaire, seulement 18 % des acteurs ont vu leurs ventes progresser. Trois quarts des sites de commerce en ligne accusent une baisse de leur activité depuis le 15 mars et ne seraient ainsi pas mieux lotis que les magasins physiques qui ont dû fermer. Pour une bonne partie, les ventes ont chuté de plus de 50 %. D’où l’obligation pour certains de recourir au chômage partiel.

Plusieurs raisons à cela. Il y a tout d’abord le fait que les Français ont revu leurs priorités d’achat, à savoir s’alimenter, travailler, assurer l’éducation des enfants et se divertir pour mieux traverser le confinement, aussi bien dans les magasins physiques que sur Internet. Pour la décoration de la maison ou la mode, ça attendra. Pour certains, comme les enseignes vendant de l’informatique, il y a un bond, mais qui sera ponctuel. La Fevad souligne que l’alimentaire en ligne ne présente que 6 % des ventes, mais seulement 1,2 % de la livraison à domicile. Le créneau profite surtout aux géants de la distribution, mais concerne aussi quelques pure players positionnés sur le bio. “Les Français n’achètent en ce moment que ce dont ils ont besoin”, résume Marc Lolivier.

Viennent ensuite les délais de livraison allongés dans 86 % des cas avec le fonctionnement dégradé pour certains réseaux de distribution ou tout simplement à l’arrêt pour d’autres. Ils peuvent passer de un à deux jours, à une ou deux semaines. La gratuité proposée par une partie des sites de vente en ligne ne permet pas de compenser la désagrément, pas assez en tout cas pour inciter les clients à dégainer la carte bancaire.

Source : Le Figaro