Les chiffres de la pollution numérique, en passe de devenir un vrai problème

Les chiffres de la pollution numérique, en passe de devenir un vrai problème

Le numérique, c’est fantastique. Voilà qui sonne bien. Sauf que le numérique tel qu’il est consommé aujourd’hui a aussi des répercussions en termes de pollution. Découvrez le phénomène à travers quelques chiffres et quelques conseils de bons sens pour agir quotidiennement à votre niveau.

Si le numérique a de bons côtés comme l’accès à l’information pour tous et depuis n’importe où, les contenus en nombre et la facilité de communication avec le monde entier à moindre coût, il a également quelques revers comme l’hyperconnexion et la pollution engendrée. Le site Qu’est-ce qu’on fait ?! a justement publié une infographie où il donne des chiffres pour mieux prendre conscience de cette pollution liée au numérique et comment chacun peut participer à la réduction de celle-ci.

L’infographie souligne que le numérique génère 3,8 % des gaz à effet de serre du monde, soit plus de pollution que l’aviation civile. Il pourrait ainsi devenir, à terme, la première source mondiale de pollution. “Si le numérique était un pays, il aurait environ 2 à 3 fois l’empreinte environnementale de la France”, est-il indiqué. En cause, la production des appareils, mais aussi le fonctionnement des appareils et services. Au niveau de la chaîne de production, il y a la pollution liée à la fabrication et à la livraison des appareils. Sans oublier la consommation de ressources primaires (minéraux et eau). Concernant les services et le fonctionnement des appareils au quotidien, il y a la consommation résultant du fonctionnement parfois inutile des appareils ou la consommation liée aux serveurs constamment sollicités en raison d’une consommation continue et toujours plus importante de contenus gourmands en ressources.

Ces données nous invitent à changer notre manière de consommer. Il y a tout d’abord le fait de garder plus longtemps ses appareils en prenant soin d’eux et en changeant quand cela devient réellement nécessaire, mais aussi éviter le sur-équipement. S’orienter autant que possible vers de l’occasion aide aussi à allonger la durée de vie des appareils. La mise en lumière d’une telle pollution liée au numérique invite ainsi à changer ses habitudes de consommation de vidéo (éviter une définition trop élevée, regarder les contenus qui valent vraiment le coup), à revoir son usage des réseaux sociaux (sur-connexion, partage massif de photos HD, défilement sans fin et sans but), à alléger ou limiter ses e-mails (supprimer les e-mails devenus inutiles, limiter les pièces jointes, etc.) et à revoir sa façon de recherche sur Internet (privilégier les favoris pour aller sur les sites que l’on connait, mieux choisir ses mots-clés de recherche, etc.). Éteindre totalement un appareil inutilisé apparaît aussi comme une bonne idée. Cela vaut pour une tablette ou un téléviseur, mais aussi pour un box Internet et un player, surtout la nuit. Quelques chiffres : un an de recherche Internet équivaut à la consommation énergétique d’un pays comme la Norvège, un e-mail représente 25 minutes de fonctionnement d’une ampoule et les 2,7 milliards de vues de la vidéo Gangnam Style correspondent à la consommation annuelle d’une petite centrale nucléaire. Il y a également le fait de privilégier le Wi-Fi par rapport à la 4G, quand c’est possible. Le réseau mobile consommerait de 5 à 25 fois plus que le Wi-Fi. D’ailleurs en parlant de connectivité, on peut envisager la désactivation du Bluetooth, du GPS, du Wi-Fi et de la 4G, quand ils ne sont pas nécessaires.

On pourrait conclure en rappelant que moins de temps consacré à la vie numérique, c’est également plus de temps pour la vie réelle.