Free commencerait-il à bloquer l’itinérance Orange pour ses abonnés ?

Free commencerait-il à bloquer l’itinérance Orange pour ses abonnés ?

A 8 mois de la fin de l’itinérance Orange, des abonnés Free Mobile n’arrivent plus à se connecter au réseau de l’opérateur historique. L’hypothèse d’un blocage volontaire fait sens.

Marginale, l’itinérance Orange ne représente plus qu’1% du trafic total des abonnés Free Mobile. Mais alors pourquoi reste-elle indispensable ?  Xavier Niel a donné un début de réponse fin 2020 devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale : “le contrat d’itinérance, c’est de la 3G sur laquelle on a de la data qui va à la vitesse de la data 2G, au-delà de ça, on s’est retrouvé avec une difficulté, c’est que Free n’a pas de 2G en France, et on a pourtant des abonnés 2G”.

Pour passer des appels hors VoLTE ou lire leurs mails là où ils ne captent pas, les abonnés Free Mobile utilisent ainsi réseau 2G et 3G d’Orange. C’est ce que l’on appelle l’itinérance. Prolongé de deux ans en 2020, ce contrat liant les deux opérateurs prendra fin le 31 décembre prochain. Mais plusieurs éléments laissent à penser que Free Mobile souhaite prendre les devants.

Le premier, c’est le déploiement de sa propre 2G. En janvier, l’agence nationale des fréquences l’a autorisé à réutiliser sa fréquence 3G 900 MHz pour déployer la 2G des centaines de sites dans un premier temps, majoritairement en Nouvelle-Aquitaine aux alentours de Bordeaux. Depuis, l’opérateur a activé de nombreux sites de manière progressive.

Des abonnés privés d’itinérance Orange

L’autre constatation concerne un blocage de l’itinérance dans plusieurs zones. Selon les remontées de Ninick59 de RNC Mobile et de plusieurs abonnés, il est désormais impossible pour certains clients Free Mobile d’accrocher le réseau 208 01 d’Orange en zone mal couverte. L’accès à l’itinérance leur est tout simplement “interdit”. Forcer la connexion, n’y change rien, aucun service n’est accessible.

Cela peut laisser penser que Free commence à bloquer l’accès dans certaines zones qu’il couvre en partie. Interpellé sur les réseaux sociaux à deux reprises, l’opérateur n’a pour l’heure pas communiqué. L’hypothèse d’un problème technique n’est pas à exclure, bien qu’il semble s’agir d’une réelle volonté de l’opérateur d’empêcher la connexion. L’extinction de l’itinérance approche.