Qui pourrait remplacer Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique ?

Qui pourrait remplacer Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique ?

Cédric O, actuel secrétaire d’État au Numérique a annoncé il y a quelques semaines vouloir quitter la vie politique. Dans les coulisses du secteur, plusieurs noms sont évoqués pour le remplacer.

Son remplaçant au sein du nouveau gouvernement ne sera pas nommé tout de suite, les contours du secrétariat de la Transition numérique et des Communications électroniques pouvant être revus, mais plusieurs hommes et femmes présentent d’ores et déjà des atouts pour succéder à Cédric O. Entre personnalités politiques et acteurs de la French Tech, plusieurs noms circulent dans les coulisses.

L’homme de l’ombre et conseiller d’Emmanuel Macron Philippe Englebert pourrait par exemple se démarquer grâce à sa très bonne connaissance des dossiers autour de la French Tech et sa réputation dans le domaine. Diplomé de Sciences Po, Polytechnique et l’ESCP a également publié l’été dernier un livre “Les Start-up en France”. Un autre nom déjà sollicité par La République en Marche se fait également entendre : Rania Belkahia, entrepreneuse et investisseuse, qui a déjà du se pencher sur une mission évaluant les besoins de l’écosystème numérique. Elle y baigne depuis dix ans, après avoir notamment cofondé en 2013 une plateforme d’e-commerce en Afrique de l’Ouest et possède un réseau français et international très fourni. Sa situation d’investisseuse et fondatrice de start-up pourrait séduire.

Un député bien connu serait également envisagé : Eric Bothorel. Spécialisé dans les questions du numérique, ce député de la cinquième circonscription des Côtes d’Armor a produit plusieurs rapports sur divers sujet. Le nom d’un autre entrepreneur circule également : Alexandre Zapolsky, membre d’En Marche! depuis le premier jour et soutien du président, ayant fondé Linagora, un éditeur de logiciels open source. Il a également créé la Fédération nationale de l’industrie du logiciel libre et se présente comme un défenseur de la souveraineté numérique.

L’un des noms les plus connus de la French Tech serait également envisagé : Frédéric Mazzella, président fondateur de BlaBlaCar et coprésident depuis fin 2018 de l’association France Digitale. Son implication dans cette association est un vrai atout, ainsi que sa notoriété, mais sa situation le pousserait à se mettre en retrait dans certains dossiers. L’ambassadeur pour les affaires numériques, Henri Verdier, depuis novembre 2018 serait également en lice. De par son poste consistant à représenter la France dans les institutions internationales sur l’ensemble de ces sujets, il a développé une réelle expertise sur des sujets techniques et peut se parer d’une qualité certaine de diplomate.

Source : Les Echos