Orange, Bouygues Telecom, SFR : les prix des forfaits mobiles augmentent, “ce n’est qu’un début”

Orange, Bouygues Telecom, SFR : les prix des forfaits mobiles augmentent, “ce n’est qu’un début”

On peut observer une hausse des tarifs chez les opérateurs sur leurs offres à bas prix, une tendance qui s’inscrit dans un “retour au juste prix” selon le président de la Fédération Française des Télécoms.

Si la France est l’un des pays où les forfaits mobiles sont les moins cher d’Europe, les opérateurs tendent cependant à augmenter le tarif de leurs offres les moins onéreuses. Après une guerre des prix qui, si elle s’était assagie, n’a jamais été très loin, la tendance est donc à la hausse. Les offres les plus concernées sont bien sûr les forfaits des marques low-cost des opérateurs, soit B&You, Sosh et Red by SFR, catégorie dans laquelle on peut considérer ranger l’offre Série Free, qui répond fréquemment aux propositions de la concurrence.

Selon l’Arcep, la facture mensuelle moyenne d’un abonné mobile  augmenté de 3,2% en un an, atteignant ainsi 16€ au dernier trimestre 2021. Pour Orange, il s’agit d’un “retour à la raison et vers un juste prix“. Il faut en effet se rappeler que depuis l’irruption de Free sur le marché du mobile en 2012, les opérateurs se sont alors attelé à répondre aux offres ultra-concurrentielles lancées par celui qu’on appelait alors le trublion des télécoms. “Les prix ont été divisés par deux en France ces huit dernières années” explique Arthur Dreyfuss, président de la Fédération Française des télécoms, regroupant notamment Orange, Bouygues Telecom et SFR. Depuis quelques années, on observe une accalmie sur les promotions, qui “s’accompagne également d’un enrichissement des offres: plus de data, des cartes SIM pour les objets connectés, des débits améliorés” ajoute Orange.

Outre des offres proposées plus chères dès la souscription, Orange, SFR et Bouygues Telecom lancent également plus ou moins régulièrement des opérations de revalorisation des offres déjà commercialisées, en ajoutant des services, de la data ou autre sur la facture d’abonnés en contrepartie de 3 ou 4€ supplémentaires. Une pratique assez souvent contestée, mais qui reste légale et les opérateurs proposent généralement de refuser cet ajout. Il faut noter par ailleurs que sur ce point, Free a pour sa part affirmé sa position de tarifs inchangés en début d’année, mettant en scène Xavier Niel garantissant les même prix pour les forfaits à 2€ et 19.99€ pendant les cinq prochaines années.

Un début de retour au “juste prix” pour la FFT

Le président de la FFT justifie cette tendance haussière notamment par les investissements records des opérateurs (plus de 11 milliards d’euros l’année dernière) dans le déploiement des réseaux fixe comme mobile mais également par un écart très significatif par rapport à nos voisins européens. Il s’appuie ainsi sur une étude montrant qu’un forfait à 50Go peut être commercialisé à 13€/mois en France, contre 47€ en Allemagne ou 63€ aux États-Unis. Pour Arthur Dreyfuss, il ne s’agit que “d’un début d’évolution vers le juste prix“.

La FFT explique également que le secteur n’est pas épargné par la hausse générale du coût de l’énergie, des transports ou encore des matières premières. La guerre en Ukraine a ainsi bien joué sur ces frais, mais également l’augmentation des coûts de fabrication des équipements dans un contexte où le secteur des semi-conducteurs essuie encore les effets de la crise du Covid-19.

Source : Le Parisien