Free Mobile et son antenne arbre face à deux habitants, “c’est le combat du pot de fer contre le pot de terre”

Free Mobile et son antenne arbre face à deux habitants, “c’est le combat du pot de fer contre le pot de terre”

Première victoire après 15 mois d’attente pour Free Mobile face à deux riverains vent debout face à l’implantation de son antenne. Ces derniers sont cependant très loin d’avoir dit leur dernier mot.

L’idée peut plaire aux skieurs mais deux habitants s’y opposent depuis septembre 2020. Au pied du domaine skiable Le Tabagnoz dans le Jura, Free Mobile veut camper sa propre antenne alors qu’un autre pylône existe déjà quelques mètres, accueillant plusieurs opérateurs afin de couvrir la population. Face à cette implantation, deux riverains vivant à proximité font front. L’un deux avait pourtant bon espoir de remporter la bataille en décembre 2020, lorsque le tribunal administratif avait imposé la suspension des travaux dans l’attente d’une décision à propos d’un recours en annulation d’un arrêté autorisant l’installation, émanant du maire.

Seulement 15 mois plus tard, le tribunal en a décidé autrement, l’antenne de 30 mètres de haut et sa zone technique va pouvoir sortir de terre prochainement sur un terrain privé en bas des pistes.  « C’est le combat du pot de fer contre le pot de terre », se désole l’un des deux réfractaires. Si Free a proposé une antenne « arbre », afin d’éviter toute pollution visuelle, les riverains craignent une dévaluation des biens à proximité.  Très souvent débunké, le sujet de l’impact des ondes revient sur la table : « Notre maison est située à équidistance entre l’antenne déjà implantée et celle à venir. Pour nous, ce sera double dose », déplorent-ils.

Un autre argument est aussi mis en avant, celui de l’intérêt collectif. Les autres résidants du hameau soutiennent à première vue leur combat, en les soutenant financièrement. Car le duo n’a pas dit leur dernier, en déposant une requête en appel auprès de la cour administrative de Nancy. Tous deux jugent de surcroît le projet non conforme aux dispositions du plan local d’urbanisme. Si la décision de la cour d’appel est attendue dans un délai de 12 à 18 mois, les deux plaignants attendent l’arrivée de la première pelleteuse pour déposer un nouveau recours en suspension des travaux. Ou comment mettre une nouvelle fois des bâtons dans les roues de l’opérateur.

 

Source : Le Progrès