Piratage, hameçonnage… comment piège-t-on le plus les Français sur le net ?

Piratage, hameçonnage… comment piège-t-on le plus les Français sur le net ?

Le dispositif d’aide “cybermalveillance.gouv.fr” dévoile son bilan de l’année 2021 et pointe du doigt les techniques les plus communes pour arnaquer les français sur internet.

Phishing, piratage de compte et autres arnaques, malgré les conseils et les outils de plus en plus développés, les malfrats continuent d’opérer sur le web et des utilisateurs continuent de se faire avoir.

La plateforme d’aide aux victimes de cybercriminalité annonce avoir vu sa fréquentation augmenter de 101% en 2021, avec près de 2,5 millions de visiteurs. 173 000 personnes sont venues chercher de l’assistance sur la plateforme. La majorité des demandes chez les particuliers sont portées sur trois types d’attaques en particulier : l’hameçonnage (phishing) représente 21% des demandes, le piratage de compte en représente 19% et enfin le faux support technique représente 13% des demandes.

Le phishing est donc la menace la plus fréquente et notamment sa version par SMS, nommée le Smishing. Concrètement, la pratique vise à vous faire cliquer sur un  lien envoyé et tous les prétextes sont bons : compte bientôt résilié, bon plan, urgence de sécurité… Le premier motif de hameçonnage invoqué est pour le malfrat de prétendre que vous détenez des images ou du contenu pédopornographique, mais les hackers n’hésitent pas à varier les techniques, en se faisant passer pour des supports techniques, en prétendant une livraison de colis etc…

D’autres cas restent également assez présents, même si minoritaires : on continue de compter encore des demandes d’assistance concernant le chantage à la webcam ou encore la violation des données personnelles. A noter que pour les entreprises, la menace principale reste les rançongiciels, en hausse même cette année. Pour rappel, il s’agit de malwares s’installant dans votre système et verrouillant vos données (voire votre appareil) et vous demandant une rançon (d’où le nom) sous peine de perdre ce qui a été verrouillé.