Fausses informations : YouTube dans le collimateur de plus de 80 organisations

Fausses informations : YouTube dans le collimateur de plus de 80 organisations

YouTube explique faire de son mieux pour lutter contre les fausses informations sur sa plate-forme. Mais ça n’est pas assez aux yeux de plusieurs dizaines d’organisations.

“L’un des principaux moteurs de désinformation dans le monde”, dénoncent plus de 80 organisations représentant une quarantaine de pays, incluant la France, l’Allemagne, les États-Unis ou plusieurs pays africains. Au travers d’une lettre ouverte s’adressant à Susan Wojcicki, la CEO de YouTube, ces organisations non gouvernementales et médias affichent leur “grande inquiétude” concernant les contenus de la plate-forme vidéo.

Le collectif réclame au géant américain davantage d’actions concrètes pour enrayer le problème des fausses informations, ou fake news. Selon les signataires, YouTube ne ferait “pas beaucoup d’efforts pour mettre en œuvre des politiques qui résolvent le problème”, laissant ainsi la possibilité à certains de “manipuler”, d’“exploiter” et même de s’“enrichir”. Il s’agit de collaborer davantage pour imaginer et mettre sur pied des solutions plus efficaces, face aux informations autour du coronavirus (déformation sur l’épidémie et invitation à boycotter le vaccin), mais également autour de traitements contre le cancer et de l’invasion du Capitole en janvier 2021.

Face à ces accusations de laxisme, YouTube estime avoir “largement investi dans des politiques et des produits pour réduire la diffusion de fausses informations”. La firme californienne insiste sur le fait que “d’importants progrès ont été réalisés” et rappelle qu’elle a notamment supprimé 130 000 vidéos litigieuses en lien avec le Covid-19. Et d’ajouter : “on se base sur un consensus médical, qui évolue de jour en jour”. Les mesures de la plate-forme peuvent aller de la suppression des vidéos à la suspension de la chaine, en passant par la démonétisation, pour les comptes anonymes comme pour les plus gros comptes.

Source : Les Echos