Xavier Niel investit dans un opérateur disruptif

Xavier Niel investit dans un opérateur disruptif

Le fondateur de Free mise sur Oxio, un fournisseur d’internet québécois via son business angel, Kima Ventures.

Il investit 150 000 tickets uniques dans 100 nouvelles offres par an soit deux startups par semaine, Kima Ventures de Xavier Niel est aujourd’hui l’un des fonds d’investissement en amorçage les plus actifs au monde. L’information est passée inaperçue en France mais en juillet dernier, le business angel a investi dans la jeune pousse québécoise, Oxio, à l’occasion d’une levée de fonds de 25 millions de dollars canadiens dont il a été le principal investisseur.

Depuis 2019, cette startup propose en ligne uniquement, sans réseau de boutiques ni centres d’appel, des offres internet sur le réseau de Vidéotron. En forte croissance sur le marché québécois, Oxio souhaite accélérer le déploiement de ses services dans le reste du Canada et prévoit de faire évoluer oxioOS, son système d’opération pour Internet. Ce logiciel novateur misant sur l’automatisation afin de réduire au maximum ses frais d’exploitation, permet à l’opérateur de bouleverser le paysage des télécommunications traditionnelles dans le pays. Son service client s’attarde uniquement à régler les problèmes techniques des abonnés. De quoi appliquer des prix plus bas sur un marché où les tarifs font partie des plus élevés dans le monde. En attestent les offres d’Oxio considérées malgré tout comme attractives au Canada.

Pour une offre internet comprenant un accès illimité et la télévision, les abonnés doivent débourser entre 65$ soit 45€ pour une connexion de 10 Mbits/s et 145$ (101€) pour 200 Mbits/s et un bouquet comprenant les chaines de base, Stingray Music et 30 autres canaux spécialisés. En bref, des abonnements autrement plus onéreux que les offres internet d’Orange, Free, SFR et Bouygues Telecom. Oxio revendique aujourd’hui 20 000 clients au Québec et 1000 en Ontario où il s’est lancé récemment. L’objectif est de passer le cap des 500 000 clients d’ici 2024 en adressant d’ici deux ans le marché américain.

 

Source : Lapresse.ca