L’ARCEP s’oppose ouvertement à Montebourg en affirmant que la baisse des prix dans le mobile est une bonne chose

L’ARCEP s’oppose ouvertement à Montebourg en affirmant que la baisse des prix dans le mobile est une bonne chose

 
 
Ce que l’on notera particulièrement dans ces voeux, c’est la totale opposition entre l’ARCEP et Montebourg sur la baisse des prix dans les Télécom depuis l’arrivée de Free Mobile. 
 
Jean-Ludovic Silicani a en effet expliqué que « l’année écoulée a aussi été marquée par de nouvelles baisses de prix. Pour les ménages, notamment modestes, c’est une bonne nouvelle, dans cette période difficile, et l’ARCEP, je le dis clairement, n’a pas de remords à avoir facilité cette évolution qui est préférable à la hausse des prix constatée dans d’autres secteurs, pour des services ou des biens nécessaires à la vie quotidienne de nos concitoyens. Dans le secteur des télécoms, le Gouvernement et le Parlement n’ont pas besoin de mettre en place de coûteux et complexes dispositifs d’offres sociales. Mais ce que l’on oublie souvent, c’est que ces prix raisonnables sont importants non seulement pour les particuliers mais aussi pour de nombreuses entreprises de tous les secteurs qui cherchent à restaurer leurs marges et à dégager des moyens d’investir. Un secteur des télécoms efficace est donc un gage de compétitivité pour l’ensemble du tissu économique national. Ainsi il n’y a pas de raison d’opposer consomateur et producteur.
 
En revanche, il incombe à l’ARCEP de fixer, ex ante, des règles du jeu permettant à une concurrence juste et loyale de se développer. Cela pousse à l’efficacité, à l’économie et à la sobriété, et, en définitive, à l’innovation, aiguillon pour investir dans les infrastructures et les services nouveaux. 

Le secteur des télécoms fait aussi partie des rares activités qui peuvent compter sur une demande structurellement forte et croissante, qui ne se dément pas, même en période de stagnation économique générale, grâce notamment à des innovations régulières dans les technologies et les services. A la fin 2013, le marché mobile comprenait près de 77 millions de cartes SIM, soit une croissance d’environ 5% en un an, sous l’impulsion tant des opérateurs de réseaux que des MVNO qui jouent un rôle important dans le dynamisme du marché. Cette croissance en volume, parmi les plus fortes des grands pays d’Europe, est tirée à la fois par l’existence d’une large palette d’offres, certaines à bas prix et sans engagement, d’autres plus onéreuses mais enrichies par des services et des applications associés, ce qui donne un vrai choix aux utilisateurs, et aussi par la croissance des services machine-to-machine. On est bien loin de la maturité du marché pronostiquée naguère.
 
Sur le fixe, non seulement le nombre d’abonnés à internet continue d’augmenter – il s’établit à près de 25 millions, soit une croissance d’environ 4% en un an – mais le très haut débit rencontre ses premiers véritables succès commerciaux : sur l’année 2013, le nombre d’abonnements au FttH a crû de plus de 70%, ce qui tire désormais la croissance du marché fixe. C’est sur cette demande que les opérateurs peuvent compter pour générer de nouveaux revenus en améliorant les services existants et en proposant des services innovants, par exemple des services audiovisuels en ultra-HD dès que les contenus seront prêts."