Free permet désormais à ses abonnés mobile d’activer l’IPV6

Free permet désormais à ses abonnés mobile d’activer l’IPV6

Après avoir activé le nouveau protocole pour presque 100% de ses abonnés fixes, Free s’attelle désormais au passage à l’IPV6 de ses abonnés mobile.

C’est parti pour l’IPV6 sur le réseau Free Mobile. La pénurie de l’IPv4 est actée depuis fin 2019, le dernier bloc d’adresse disponible ayant été alloué le 25 novembre. Ce manque d’adresse entraîne également, une augmentation du prix de ces dernières, bloquant l’arrivée potentielle de nouveaux acteurs sur le web. Si Free a fait basculer plus de 99% de ses abonnés fixe, il n’en était pour l’instant rien pour les utilisateurs mobiles. Jusqu’à maintenant.

En effet, une option est apparue sur l’espace abonné Free Mobile permettant facilement de passer de l’IPV4 à l’IPV6. Il suffit pour cela de se rendre dans la rubrique “Mes options”, puis de cocher celle dédiée au dernier protocole en date. Sur sa page dédiée, Free vous indique la marche à suivre.

L’activation se fait sans surcoût et il faudra tout de même vous rendre dans les paramétrages de votre smartphone pour mettre à jour le point d’accès (APN) Free. A noter qu’il est nécessaire de posséder un smartphone tournant sous un OS compatible avec l’IPV6. Rendez vous, selon votre smartphone :

  • Sous Android : Connexions / Réseaux mobiles / Nom des points d’accès
  • Sous iOS : Réglages / Données cellulaires / Réseau de données cellulaires / Point d’accès

Puis choisissez Protocole APN IPv6 au lieu de IPv4 pour l’APN Free uniquement.

Qu’apporte l’IPV6 par rapport à l’IPV4 ?

En fait, l’IPv4 utilise 4 blocs de 3 chiffres compris en 0 et 255 (192.168.1.1, par exemple) et limite le nombre d’adresses à environ 4 milliards. Un chiffre qui peut paraître énorme au premier abord, mais qui pose problème avec la démocratisation d’Internet dans le Monde et l’explosion du nombre d’appareils connectés à Internet. Cela oblige à avoir recours aux sous-réseaux, c’est-à-dire qu’une seule adresse IPv4 peut servir pour tout un foyer (ordinateurs, mobiles, TV connectée, etc.). 

Avec l’IPv6, on se retrouve avec 8 blocs de 4 caractères hexadécimaux pouvant être des chiffres compris entre 0 et 9 ou des lettres comprises entre a et f (1234 :abcd:1234 :abcd:1234 :abcd:1234 :abcd, par exemple). On a ainsi environ 3,4 x 10ˆ38 possibilités (2ˆ128), soit 1 700 milliards de fois plus que de grains de sable sur Terre (2 x 10ˆ26). Autant dire qu’on est tranquille pour un moment. Plus besoin de sous-réseau. Chaque appareil peut avoir sa propre adresse IP.