Si elle reste au cœur de la stratégie 5G en France, la bande 3,4 – 3,8 GHz nécessitera un chantier technique et économique d’ampleur que le régulateur ne souhaite pas précipiter. Les opérateurs n’en profiteront donc pas à court terme.
Pas pour tout de suite. Le 7 avril, l’Arcep est revenu en détail sur l’avenir de la bande 3,4 – 3,8 GHz, déjà largement exploitée par Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR pour leurs réseaux 5G. En revanche, le segment 3410 – 3490 MHz, aujourd’hui utilisé localement pour des accès Internet fixes (BLR et THD radio), reste dans l’incertitude.
Dans le but d’améliorer le réseau et développer de nouveaux usages, le régulateur avait lancé en juillet 2024 une consultation publique sur les futures attributions de fréquences dans les bandes 3410-3490 MHz avec une première disponibilité prévue le 25 juillet 2026. Ce ne sera finalement pas le cas. Si l’Arcep constate un besoin réel en fréquences supplémentaires à moyen terme face à l’explosion attendue des usages mobiles, elle estime en l’état que les conditions techniques ne sont pas réunies pour attribuer ce bloc aux opérateurs. En cause : la nécessité de disposer de fréquences contiguës pour garantir des performances optimales, ce qui impliquerait un réaménagement global de la bande. Une opération jugée complexe et coûteuse, notamment en raison des équipements déjà déployés depuis 2020. Résultat, aucune attribution n’est envisagée à court terme.
L’Arcep préfère ainsi temporiser et poursuivre ses travaux pour définir un calendrier et des modalités compatibles avec la stratégie européenne. À plus long terme, le régulateur prépare néanmoins le terrain puisqu’à l’horizon 2035, date clé correspondant à la fin des autorisations actuelles, un réaménagement complet de la bande pourrait être engagé afin d’optimiser son utilisation et garantir une meilleure continuité des blocs de fréquences entre opérateurs. Une évolution qui pourrait rebattre les cartes, puisque les positions actuelles dans le spectre seraient susceptibles d’être entièrement revues, avec des coûts de migration explicitement à la charge des opérateurs.
“A cet égard des travaux seront engagés par l’Arcep, en concertation avec les acteurs du secteur, notamment sur les modalités de positionnement des titulaires d’autorisation dans la bande 3,4 – 3,8 GHz, dans un calendrier visant à permettre aux opérateurs d’anticiper au mieux les conséquences sur le renouvellement des équipements, étant précisé que ces réaménagements seront à la charge exclusive des opérateurs concernés. Ces travaux incluront aussi l’évaluation des contraintes spécifiques d’exploitation du bloc 3410-3420 MHz et devront permettre de confirmer la perspective d’attribution de ce bloc”, indique l’Arcep.
Enfin, pour éviter toute rupture de service, l’Arcep ouvre la porte à des prolongations temporaires des autorisations actuelles dans la bande 3410 – 3490 MHz. Les acteurs exploitant encore des réseaux BLR ou THD radio pourront ainsi continuer à opérer au-delà de juillet 2026, le temps d’organiser la transition de leurs abonnés.
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