Selon le nouveau Baromètre du numérique de l’Arcep, l’intelligence artificielle générative s’impose à grande vitesse dans le quotidien des Français. Recherche d’informations, devoirs, rédaction de textes ou idées créatives : ChatGPT, Le Chat de Mistral AI, Gemini, Bing Chat etc, sont devenus des réflexes pour une partie croissante de la population.
L’intelligence artificielle générative n’est plus un phénomène marginal. D’après les résultats publiés par l’Arcep, le Conseil général de l’économie, l’Arcom et l’Agence nationale de la cohésion des territoires, près d’un Français sur deux utilise désormais ce type de services.
L’étude annuelle, réalisée en juin 2025 par le CREDOC montre que « l’IA générative est désormais utilisée par 48 % de la population, soit une hausse de 15 points en seulement un an ». Le communiqué souligne également la rapidité de cette adoption : « l’IA générative a atteint ce niveau d’adoption en trois ans, là où le smartphone en avait nécessité sept ». L’usage de l’IA est massif chez les jeunes adultes (85 %) et les cadres (76 %).
Dans les usages, l’étude observe une concentration autour de quelques grands agents conversationnels. En France, des services comme ChatGPT, Gemini (Google), Bing Chat de Microsoft, Le Chat développé par Mistral AI, Perplexity, Deepseek ou Claude sont aujourd’hui largement identifiés par le public. Ils sont utilisés pour poser des questions, rédiger des courriers, reformuler des textes, préparer un exposé, résumer un document ou encore trouver de nouvelles idées. Le baromètre précise que « différents services d’IA générative sont plébiscités même si l’usage semble se polariser autour de deux agents conversationnels » à savoir Chat GPT et Gemini. Cette banalisation explique que plus d’un utilisateur sur trois ait désormais recours à l’IA au quotidien.
Les usages se sont rapidement structurés. Selon l’étude, les plus fréquents concernent la recherche d’informations, l’aide à la rédaction et à la traduction, ainsi que la génération d’idées. Le communiqué indique que « dans la plupart des cas d’usages, l’IA est préférée aux moteurs de recherche », notamment pour la création de contenus, la programmation ou le traitement de données. Pour de nombreux utilisateurs, interroger une IA générative est devenu plus naturel que de multiplier les requêtes sur un moteur classique.
Chez les plus jeunes, l’adoption est encore plus marquée. Le baromètre révèle que « une large majorité des jeunes utilise déjà l’IA pour l’aide aux devoirs », avec 68 % des 12-17 ans et 73 % des 18-24 ans concernés. Dans la pratique, ces outils servent à comprendre un exercice, reformuler un cours, corriger une dissertation ou préparer un exposé. L’étude souligne que « le gain de temps et l’ergonomie sont les premiers facteurs d’adoption de l’IA pour 74 % des sondés », ce qui explique leur succès dans le cadre scolaire et universitaire.
Malgré cet engouement, l’IA générative continue de susciter des interrogations. Le communiqué rappelle que « la proportion de personnes méfiantes s’élève à 52 % en 2025, en baisse de 5 points en un an ». Les principales réserves concernent la fiabilité des réponses et la protection des données personnelles. L’étude précise que « le manque de confiance dans les réponses fournies et l’incertitude sur l’usage de leurs données personnelles constituent les principaux obstacles », tandis que 26 % des non-utilisateurs évoquent un manque de compétences.
L’essor de l’IA s’accompagne aussi d’une prise de conscience écologique. Le baromètre indique que « 46 % des personnes estiment que son impact environnemental est supérieur à celui des moteurs de recherche », contre seulement 17 % qui pensent l’inverse.
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