La contestation coûte chère face à une antenne Free Mobile jugée “moche” et nuisible pour les véhicules

La contestation coûte chère face à une antenne Free Mobile jugée “moche” et nuisible pour les véhicules

Dans une commune située dans le département du Pas-de-Calais, un maire s’oppose au projet d’antenne de Free Mobile au bord d’un axe très fréquenté. Son opposition impacte son portefeuille.

Une antenne Free Mobile en projet aux abords d’une route, sème la zizanie à la mairie de la commune d’Aix-Noulette. “On connaît les besoins de la population pour internet, la 5G… Mais là, on est dans l’irraisonnable », se plaint aujourd’hui le maire.  Dans son viseur, une antenne de Bouygues et de Free Mobile qui seront espacées de 100 mètres sur sur la route départementale 937. Le pylône de l’opérateur de Xavier Niel soulève même davantage de critiques et de craintes. Si la commune se dit favorable au numérique et au déploiement des réseaux mobiles, cela ne doit pas se faire à “n’importe quel prix”.

“C’est mieux quand les antennes sont un peu en retrait. Là, je suis désolé, mais ça va faire moche”, assure le maire s’inquiétant d’une pollution visuelle, un argument déjà rencontré à de nombreuses reprises. Mais cette fois, une autre explication plus technique vient s’ajouter à l’argumentaire. Si l’antenne de Bouygues est quelque peu éloignée de la route, celle de Free doit s’ériger au pied d’un axe très fréquenté : « On a près de 15 000 véhicules par jour qui passent sur cette route. Cela va diminuer la visibilité », ce qui pourrait potentiellement générer quelques frayeurs.

Depuis septembre dernier, la municipalité a tenté de s’opposer sans bloquer le projet d’installation sur un terrain privé, entre demandes écrites et des sollicitations auprès du préfet, sous-préfet, association des maires de France ou encore Xavier Niel lui-même, en vain, les réclamations n’ont pas été entendues.

Le maire à proposé à l’opérateur de  déplacer l’antenne plus loin ou de mutualiser les deux sites, mais les opérateurs n’ont pas répondu favorablement. Cette opposition a un coût, “pour chaque audience, on a dû se défendre et prendre des avocats, cela revient à plus de 5 000 euros à chaque fois. En plus, ils organisent des audiences d’urgence qui nous obligent à préparer les dossiers en à peine 15 jours, et à payer des indemnités en cas de retard. Je ne vois pas où est l’urgence pour des antennes relais quand on voit la guerre en Ukraine ou encore la situation sanitaire….” Les deux pylônes vont donc sortir de terre.

 

Source : L’Avenir de l’Artois