Free Mobile : des riverains s’enflamment et font capoter un projet d’antennes

Free Mobile : des riverains s’enflamment et font capoter un projet d’antennes

L’affaire semblait rondement menée. Pourtant, tout a capoté dans la dernière ligne droite. Un groupe de riverains a fait capoter un projet d’antenne-relais.

La société Circet avait trouvé un terrain privé pour installer un pylône de 25 mètres devant accueillir des antennes d’Orange et Free, à Favrieux, petit village du département des Yvelines. Un drone avait survolé la zone et les travaux devaient débuter en décembre prochain. Sauf que la découverte du projet a provoqué la colère d’une partie des riverains en raison de la proximité des habitations, avec des craintes concernant l’exposition aux ondes, la valeur de l’immobilier et l’esthétisme des lieux. Les opposants ont questionné le maire et lancé une pétition. Dénonçant “une atteinte directe et indéniable aux riverains”, ils réclamaient un autre lieu d’implantation, plus loin des habitations.

“On arrête tout”

Un contexte en tout cas suffisamment tendu pour inciter la propriétaire du terrain à faire machine arrière. En quelques jours, la donne a changé. “Les gens se sont enflammés. Vu les proportions prises par cette affaire, cela ne se fera pas”, a-t-elle expliqué. Celle-ci a en effet contacté Circet lundi 31 mai, à la première heure, pour lui faire part de sa décision. “J’ai appelé la société pour lui dire : on arrête tout”, indique-t-elle.

Pas de terrain communal à proposer

Une réunion publique organisée samedi a confirmé le contexte encore tendu malgré l’abandon du projet et apporté au passage l’explication au sujet du démarchage opéré auprès des particuliers. Selon une personne présente, “la commune avait fait savoir à la société Circet, qui l’avait démarchée, qu’elle ne disposait pas de terrain pour accueillir une antenne. C’est comme cela que des particuliers ont été contactés.“.

La pétition lancée par les villageois a fait l’affaire du maire. “La pétition m’a rendu service. Je n’étais pas favorable à ce projet. Tout le village était contre”, explique en effet Lionel Lemarié. L’édile souligne par ailleurs un paradoxe à ses yeux, à savoir le fait que les deux opérateurs voulant s’installer sont ceux disposant de la meilleure couverture.

Source : Le Courrier de Mantes (version papier)