Cyberattaques : Orange rejoint une vaste alliance mondiale contre les hackers

Cyberattaques : Orange rejoint une vaste alliance mondiale contre les hackers

Orange Cyberdefense participe à une initiative mondiale du Forum économique mondial destinée à mieux comprendre le fonctionnement des groupes cybercriminels grâce au partage d’informations et à une immense base de données interactive.

Face à une cybercriminalité devenue mondiale, structurée et de plus en plus industrialisée, Orange Cyberdefense annonce rejoindre une vaste initiative internationale portée par le Forum économique mondial pour mieux cartographier les réseaux criminels numériques.

Baptisé “Cybercrime Atlas”, ce projet vise à créer une sorte de carte mondiale du cybercrime afin d’aider les entreprises, les chercheurs et les autorités à mieux comprendre comment fonctionnent les groupes de pirates et leurs écosystèmes.

Une “cartographie” mondiale du cybercrime

Aujourd’hui, les cyberattaques ne sont plus menées uniquement par des hackers isolés. Le cybercrime fonctionne désormais comme une véritable économie parallèle avec ses spécialistes, ses plateformes, ses services de blanchiment d’argent ou encore ses places de marché clandestines.

Certaines organisations développent les logiciels malveillants, d’autres louent des infrastructures, tandis que certains groupes se chargent uniquement de récupérer les rançons ou de revendre des données volées.Le projet “Cosmos”, intégré au Cybercrime Atlas du Forum économique mondial, veut justement mieux relier tous ces éléments afin d’obtenir une vision plus globale des réseaux cybercriminels.

L’objectif est de construire une “ontologie universelle”, autrement dit un langage commun et une immense base de connaissances capable de cartographier les liens entre :

  • les groupes de pirates,
  • leurs infrastructures,
  • les outils utilisés,
  • les services criminels,
  • les circuits financiers,
  • ou encore les plateformes clandestines.

Dans cette initiative, Orange Cyberdefense interviendra comme partenaire technologique et expert du renseignement cyber.

La filiale cybersécurité d’Orange va notamment fournir son expertise en recherche open-source et mettre à disposition une plateforme de visualisation interactive basée sur sa technologie “Cybercrime Now”.Concrètement, cet outil doit permettre d’explorer les relations entre les différents acteurs du cybercrime sous forme de graphe interactif, un peu comme une immense carte reliant les groupes criminels, leurs services et leurs méthodes de financement.

Pour Hugues Foulon, directeur général d’Orange Cyberdefense, cette coopération internationale devient indispensable :« Face à des réseaux cybercriminels toujours plus organisés, il est fondamental de partager une compréhension commune de leurs écosystèmes. » Le projet repose sur une idée simple : aucune entreprise ni aucun pays ne peut lutter seul contre des réseaux criminels désormais mondiaux.

Le Forum économique mondial explique ainsi que le Cybercrime Atlas doit favoriser le partage d’informations entre acteurs publics et privés afin d’accélérer les enquêtes et mieux anticiper les menaces. Le projet s’appuie notamment sur des données open-source, des recherches universitaires et les renseignements collectés par plusieurs grandes entreprises spécialisées dans la cybersécurité.

Selon Seán Doyle, responsable du Cybercrime Atlas au Forum économique mondial :« Les informations générées favorisent une meilleure coopération entre le secteur privé et le secteur public pour lutter contre la cybercriminalité. ». Cette annonce intervient dans un contexte où les cyberattaques continuent de se multiplier dans le monde entier.

Rançongiciels, vols massifs de données, attaques contre les hôpitaux, administrations ou entreprises : les groupes cybercriminels fonctionnent désormais comme de véritables multinationales du crime numérique. Orange Cyberdefense estime d’ailleurs que la cybersécurité est devenue un enjeu de société majeur, au croisement du crime organisé, des tensions géopolitiques et de l’intelligence artificielle.

Avec ce type d’initiative mondiale, les acteurs du secteur espèrent désormais mieux coordonner leurs efforts pour ralentir des réseaux devenus extrêmement structurés et particulièrement difficiles à démanteler.

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox