Attali fustige l’Hadopi et diffuse ses livres gratuitement (enfin presque)
Catégorie Brèves
, publié le 15 mars 2009 à 02h21 par Olivier Viaggi
Jacques Attali (penseur sociétal, conseiller de Mitterrand ou encore auteur du rapport éponyme), tire a boulet rouge sur le projet de loi Hadopi. Le 9 mars dernier, sur son blog, il fustigeait cette loi qu’il considère « absurde et scandaleuse » :
" Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis longtemps cachés derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des subventions dont ils étaient en fait les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation.
Qu’on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est une signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée .
Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.
Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce qui leur attirent de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l’oubli.
Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes ; parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?
A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’être des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie.
Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.
Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous."
Un faux blog pour s’opposer au propos d’Attali
Suite à cette publication, des commentaires l’accusaient de démagogie et de malhonnêteté intellectuelle. C’est pourquoi Jacques Attali aurait pris la décision de joindre le geste à la parole en mettant gratuitement à disposition des internautes l’intégralité de ses 50 livres dans un délais de 30 jours. « La diffusion du savoir me tient à coeur, notamment auprès de la jeunesse, et je ne vois pas comment je pourrais faire la leçon aux artistes qui ne diffusent pas leur travail gratuitement, si moi-même je prive le public de mes ouvrages et de mon savoir, ce qui serait fort contradictoire. » Vous pouvez retrouver la liste de ses publications sur cette page .
En réalité, l’intervention de Jacques Attali a soulevé une vive polémique de la part des maisons de disques, de certains artistes et des cinéastes. Le blog de Jacques Attali est uniquement l’oeuvre de quelqu’un qui souhaitait le prendre au mot. Ceci n’est donc qu’une plaisanterie, mais permet en tous cas d’ouvrir le débat.
" Comme en agriculture, où les riches paysans de la Beauce se sont depuis longtemps cachés derrière les pauvres agriculteurs de montagne, pour obtenir des subventions dont ils étaient en fait les principaux bénéficiaires, les industries du cinéma et de la musique mettent maintenant en avant quelques créateurs et quelques chanteurs bien vus des puissants, pour maintenir d’indéfendables rentes de situation.Qu’on puisse dans la France de 2009 présenter et faire voter au Parlement, avec les voix de toute la droite et d’une partie de la gauche, une loi aussi indigne que celle qui vient en débat cette semaine à l’Assemblée nationale est une signe de plus d’un pays dont les élites politiques et économiques ne comprennent plus rien ni à la jeunesse, ni à la technologie, ni à la culture. D’un pays où les mots distraction, culture, art, spectacle, commerce, chiffres d’affaires sont employés de façon indifférenciée .
Cette loi vise à surveiller ceux qui téléchargent gratuitement de la musique ou des films, à leur envoyer une semonce, puis une amende, ou l’interdiction de l’accès à internet. Cette loi est absurde et scandaleuse.
Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming . Absurde parce que toute volonté de crypter est sans cesse contournée par des moyens de le dépasser. Absurde parce qu’on prétend interdire d’accès à internet toute une famille, qui en a besoin pour son travail, parce qu’un enfant utilise l’ordinateur familial pour écouter de la musique. Absurde parce que les vrais artistes n’ont rien à perdre à faire connaitre leurs œuvres, ce qui leur attirent de nouveaux spectateurs et les protègent, à terme, contre l’oubli.
Scandaleuse parce que cette loi ouvre la voie à une surveillance générale de tous les faits et gestes des internautes ; parce qu’elle protège les rentes de situation des entreprises de média, qui ne sont pas incitées à apporter des nouveaux services à leurs clients (les paroles des chansons, les œuvres d’artistes inconnus, des films en 3 D ou tant d’autres innovations qui s’annoncent ailleurs) et les privilèges des fournisseurs d’accès,( qui devraient, en finançant une licence globale, fournir la rémunération des droits d’auteurs, des interprètes, des maisons de disques inventives et des agents des artistes ) . Scandaleuse surtout parce que, pour une fois qu’on pouvait donner quelque chose gratuitement à la jeunesse, première victime de la crise, voilà qu’on préfère engraisser les majors de la musique et du cinéma, devenues aujourd’hui cyniquement, consciemment, les premiers parasites de la culture. Et en particulier, comment la gauche, dont la mission est de défendre la gratuité contre le marché, peut elle se prêter à une telle hypocrisie ?
A la fin du 18ème siècle, les lois sur les droits d’auteurs ont été écrites pour protéger les créateurs contre les marchands. Au milieu du 19ème siècle, telle fut aussi la raison d’être des premières sociétés d’auteurs . Voilà qu’on prétend les utiliser pour protéger les marchands contre les créateurs ! Pire même, voilà qu’on prétend transformer les artistes en une avant-garde d’une police de l’Internet où sombrerait la démocratie.
Cette loi sera sans doute votée, parce qu’elle est le pitoyable résultat d’une connivence passagère entre des hommes politiques, de gauche comme de droite, toujours soucieux de s’attirer les bonnes grâces d’artistes vieillissants et des chefs d’entreprises bien contents de protéger leurs profits sans rien changer à leurs habitudes.
Cela échouera, naturellement. Pour le plus grand ridicule de tous."
Un faux blog pour s’opposer au propos d’Attali
Suite à cette publication, des commentaires l’accusaient de démagogie et de malhonnêteté intellectuelle. C’est pourquoi Jacques Attali aurait pris la décision de joindre le geste à la parole en mettant gratuitement à disposition des internautes l’intégralité de ses 50 livres dans un délais de 30 jours. « La diffusion du savoir me tient à coeur, notamment auprès de la jeunesse, et je ne vois pas comment je pourrais faire la leçon aux artistes qui ne diffusent pas leur travail gratuitement, si moi-même je prive le public de mes ouvrages et de mon savoir, ce qui serait fort contradictoire. » Vous pouvez retrouver la liste de ses publications sur cette page .
En réalité, l’intervention de Jacques Attali a soulevé une vive polémique de la part des maisons de disques, de certains artistes et des cinéastes. Le blog de Jacques Attali est uniquement l’oeuvre de quelqu’un qui souhaitait le prendre au mot. Ceci n’est donc qu’une plaisanterie, mais permet en tous cas d’ouvrir le débat.
COMMENTAIRES DES LECTEURS (26)
C'est un peu ça la liberté, libre à monsieur Attali de disposer de ses oeuvres. Mais revenons à HADOPI, ce texte n'est pas du tout orienté pour les artistes. Pourquoi ne pas plutôt favoriser le développement de sites personnel d'artistes qui pourrait vendre sans intermédiaire (les majors de la musique) leurs oeuvres sur internet en téléchargementr légal.
Si madame Albanel veut aider les artistes, pourquoi ne pas faire un texte dans ce sens plutôt que de s'acharner à aider des industriels qui ne cesse d'exploiter les petits artistes.
On retrouve exactement la même situation de désarroi avec tout les petits et moyen salariés de France, exploités par des industriels qui ne pensent qu'a redistribuer des dividendes aux actionnaires en oubliant que la valeur ajoutée sont ceux qui font la richesse du capital.
Alors on montent les français les un contre les autres avec des textes de la sorte. les vilains internautes qui détruisent l'industrie du disque mais jamais on parle du vilain actionnaire qui se comporte comme un pirate et détruit les industries automobiles et autres, non jamais, étrange non ?
Pourtant tout est lié, on presse le consommateur, le salarié comme un citron, tant qu'il donne du jus, après on delocalisera ou ils voterons des lois liberticides pour mettre un nouvelle ordre mondiale basé sur le tout répressif, puis peut-être quand le citron sera vraiment vide, on remettra peut-être l'esclavage dans un texte de loi pour maintenir le train de vie des ces privilégiés...
Redéfinition :
Le mot création est l'une de ces prétentions consanguines qui n'a de sens que dans les livres.La création traduit et matérialise le besoin enfantin d'existence dans le regard de l'autre qui obsède les gens sains. Car les fous, eux, ont la modestie et l'honnêteté de ne pas faire état ni commerce de leur soi-disant découvertes ex-nihilo.
Internet n'est qu'une technique de langage sophistiquée de plus qui, en promulguant la liberté extrême, a permis de définir les limites des utilisateurs et d'institutionnaliser l'autocensure comme outil démocratique.
La dictature de l'instantanéité voudrait nous faire croire que nous sommes en pleine révolution, mais tout au plus il s'agit d'une vulgaire révision mécanique des 4,7 milliards d'années.
Les insultes ou jeux de l'esprit sont, quant à eux, gratuits lors de leur formulation confidentielle et payants a posteriori, via la diffusion de masse.Puisque la civilisation est l'objet de maîtrise sociale le plus high-tech, les lois qu'elle engendre ne tolèrent pas ce qui sort de son cadre mais elles pardonnent parfois pour le bon fonctionnement du système de refroidissement culturel.
la suite ici :
[http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/->Redéfinition :
Le mot création est l'une de ces prétentions consanguines qui n'a de sens que dans les livres.La création traduit et matérialise le besoin enfantin d'existence dans le regard de l'autre qui obsède les gens sains. Car les fous, eux, ont la modestie et l'honnêteté de ne pas faire état ni commerce de leur soi-disant découvertes ex-nihilo.
Internet n'est qu'une technique de langage sophistiquée de plus qui, en promulguant la liberté extrême, a permis de définir les limites des utilisateurs et d'institutionnaliser l'autocensure comme outil démocratique.
La dictature de l'instantanéité voudrait nous faire croire que nous sommes en pleine révolution, mais tout au plus il s'agit d'une vulgaire révision mécanique des 4,7 milliards d'années.
Les insultes ou jeux de l'esprit sont, quant à eux, gratuits lors de leur formulation confidentielle et payants a posteriori, via la diffusion de masse.Puisque la civilisation est l'objet de maîtrise sociale le plus high-tech, les lois qu'elle engendre ne tolèrent pas ce qui sort de son cadre mais elles pardonnent parfois pour le bon fonctionnement du système de refroidissement culturel.
la suite ici :
http://souklaye.wordpress.com/2009/03/13/creation-internet-et-insultes-gratuites/]
{Message posté sur ce fake blog. En attente de modération (je doute qu'il soit publié.. je le poste donc ici aussi).}
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Si cette initiative est réelle et si ce blog est bien tenu par Jacques Attali, très bonne nouvelle. Vous pouvez meme rejoindre le projet Gutemberg. Votre oeuvre partegera les oeuvres de Goethe et Shakespeare.
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Si par contre il s'agit d'un blog instrumentalisé, visant à etre uniquement une réaction a l'article publié par Jacques Attali, {{il convient par contre de ne pas confondre “Etre contre HADOPI” et “Demander la diffusion gratuite des oeuvres”.}} <br><br>
Les opposants à HADOPI ne veulent pas piller les artistes. Ils ne veulent pas que les ayants droits soient mis à mal par le piratage.
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Par contre ces opposants savent que le parc de modem WiFi est faillible, et qu'a ce titre un mécanisme de vérification d'un délit par IP n'est pas fiable. Ils savent que des personnes non ferues en technologie utilisent Internet dans le respect de la loi mais peuvent se faire abuser par des tiers ou des logiciels tiers visant à prendre le controle de leur machine à leur insu.
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Ils pensent aussi que l'accès à Internet est un droit fondamental et qu'un projet visant à priver d'internet un foyer pendant un an est liberticide. D'une part tout le monde n'a pas accès à un webcafé ou une bibliotheque à proximité, d'autre part résumer un accès triple play à un simple accès data est trés réducteur. En plus de couper le téléphone et la TV payante (et donc la VOD et les chaines payantes), une coupure d'accès c'est aussi la coupure d'accès au téléchargement légal, au streaming légal, au logiciel de messagerie instantané, à la presse étrangère, aux services publics. Pour les opposants à HADOPI, c'est une vision d'Internet totalement opposée à celle décrite dans le plan “France Numerique 2012″.
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Ils pensent aussi que d'autres modèle pour faire vivre les ayants droits existent, mais que la volonté de réétudier le modele de distribution actuelle n'est pas la.
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<quote> Et vous y avez cru ? C'est plutôt cuit... http://www.lepost.fr/article/2009/03/15/1457742_hadopi-la-gratuite-selon-attali.html
C'est bien ce qui est expliqué dans l'article, il faut lire jusqu'au bout smiley</quote>
Je vais mettre en gras puisque certains ne voient pas les dernières phrases visiblement
7 OBSERVATIONS A PROPOS DU PROJET DE LOI H.A.D.O.P.I.
Par Daniel Vangarde, auteur-compositeur, éditeur et producteur de chansons.
Le projet de loi H.A.D.O.P.I. appelle de ma part (après quinze ans de recherches sur l'histoire contemporaine du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle) les 7 observations suivantes:
1. Alors que ce projet de loi est censé protéger le droit d'auteur, l'intitulé "Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet" ne fait aucune référence à l'auteur.
2. La diffusion des oeuvres est l'affaire des auteurs et des partenaires qu'ils choisissent. Ce n'est pas l'affaire d'une autorité administrative. En matière de droit d'auteur, il n'existe qu'une autorité, celle de l'auteur. L'autorité de l'auteur s'exerce à travers son droit (le droit d'auteur) de décider librement des conditions d'exploitation de son oeuvre, notamment la manière dont il souhaite la diffuser. Une "haute" autorité administrative qui se substituerait à l'autorité de l'auteur serait la négation même du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle.
3. L'accaparement de l'autorité de l'auteur par une "haute" autorité qui s'autoriserait, sous le prétexte de la protection de la propriété intellectuelle et du contrôle de l'utilisation qui est faite de la musique, à surveiller et espionner la population* au mépris des libertés individuelles fondamentales, ne serait pas une première: un tel procédé fut instauré, mis en place et utilisé en Allemagne puis en France (agents assermentés de la Reichsmusikkammer/Kontrollabteilung et du C.P.A.D.C.E.M....) aux heures les plus sombres de notre histoire contemporaine.
4. Si les sociétés d'auteurs sont déterminées en 2009 à préserver coûte que coûte un système de contrôle et de gestion des droits d'auteur mis au point entre 1933 et 1944, c'est qu'il est impossible de passer d'un système à un autre sans faire l'audit du système que l'on va quitter.
5. Les sociétés d'auteurs unies derrière le projet de loi H.A.D.O.P.I., qui est soumis à la représentation nationale, se présentent comme les protecteurs des droits d'auteur générés par l'utilisation des oeuvres sur Internet. Or, ces sociétés (SACEM, SACD,SCAM, SDRM) ont signé le 13 mai 1996 un "Avenant au protocole d'accord général organismes nationaux de radio-télévision / sociétés d'auteurs du 11 juillet 1983 en ce qui concerne FRANCE 2" par lequel elles ont concédé à la télévision nationale le droit d'utiliser le répertoire qu'elles représentent pour "la diffusion de messages de toute nature (sic) par télématique et, notamment, via INTERNET", sans contrepartie financière. Ces sociétés d'auteurs ont en fait concédé à la télévision nationale française, sans autorisation préalable des auteurs ni contrepartie financière, le droit de diffuser sur Internet les oeuvres du monde entier, qu'elles représentent en France**.
6. L'économie des échanges de propriété intellectuelle à l'heure de la dématérialisation des supports et de la divulgation e-numérique de la création artistique, littéraire et scientifique doit être définie et construite en tenant compte des intérêts, des droits et des devoirs de chacun. Elle doit tenir compte également des évolutions de la société et des avancées technologiques, qui doivent être considérées comme des opportunités nouvelles et non comme des ennemies de la création. C'est un enjeu fondamental de ce début du XXIè siècle.
7. L'arsenal coûteux des technologies de surveillance d'Internet et de ses utilisateurs prévu par le projet "riposte graduée" de la loi H.A.D.O.P.I. (en langage militaire, la riposte graduée vise à éviter l'usage prématuré de la bombe atomique) ne saurait régler la question du téléchargement des fichiers musicaux et audio/visuels. Mais il pourrait être d'une sinistre efficacité en ce qui concerne la surveillance d'Internet et de ses utilisateurs.
* Contrôle et filtrage des réseaux, installation de mouchards électroniques au coeur des terminaux personnels permettant de connaître, contrôler et éventuellement sanctionner le comportement des utilisateurs, etc.
* * Les signataires de cet avenant sont Jean-Pierre ELKABBACH / FRANCE 2, Jean-Loup TOURNIER / S.A.C.E.M., Olivier CARMET (avocat de la S.A.C.E.M. jusqu'en février 1996) / S.A.C.D., Laurent DUVILLIER / S.C.A.M. et Jean-Loup TOURNIER / S.D.R.M..
<quote>7 OBSERVATIONS A PROPOS DU PROJET DE LOI H.A.D.O.P.I. Par Daniel Vangarde, auteur-compositeur, éditeur et producteur de chansons.
Le projet de loi H.A.D.O.P.I. appelle de ma part (après quinze ans de recherches sur l'histoire contemporaine du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle) les 7 observations suivantes :
1. Alors que ce projet de loi est censé protéger le droit d'auteur, l'intitulé "Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet" ne fait aucune référence à l'auteur.
2. La diffusion des oeuvres est l'affaire des auteurs et des partenaires qu'ils choisissent. Ce n'est pas l'affaire d'une autorité administrative. En matière de droit d'auteur, il n'existe qu'une autorité, celle de l'auteur. L'autorité de l'auteur s'exerce à travers son droit (le droit d'auteur) de décider librement des conditions d'exploitation de son oeuvre, notamment la manière dont il souhaite la diffuser. Une "haute" autorité administrative qui se substituerait à l'autorité de l'auteur serait la négation même du droit d'auteur et de la propriété intellectuelle.
3. L'accaparement de l'autorité de l'auteur par une "haute" autorité qui s'autoriserait, sous le prétexte de la protection de la propriété intellectuelle et du contrôle de l'utilisation qui est faite de la musique, à surveiller et espionner la population* au mépris des libertés individuelles fondamentales, ne serait pas une première : un tel procédé fut instauré, mis en place et utilisé en Allemagne puis en France (agents assermentés de la Reichsmusikkammer/Kontrollabteilung et du C.P.A.D.C.E.M....) aux heures les plus sombres de notre histoire contemporaine.
4. Si les sociétés d'auteurs sont déterminées en 2009 à préserver coûte que coûte un système de contrôle et de gestion des droits d'auteur mis au point entre 1933 et 1944, c'est qu'il est impossible de passer d'un système à un autre sans faire l'audit du système que l'on va quitter.
5. Les sociétés d'auteurs unies derrière le projet de loi H.A.D.O.P.I., qui est soumis à la représentation nationale, se présentent comme les protecteurs des droits d'auteur générés par l'utilisation des oeuvres sur Internet. Or, ces sociétés (SACEM, SACD,SCAM, SDRM) ont signé le 13 mai 1996 un "Avenant au protocole d'accord général organismes nationaux de radio-télévision / sociétés d'auteurs du 11 juillet 1983 en ce qui concerne FRANCE 2" par lequel elles ont concédé à la télévision nationale le droit d'utiliser le répertoire qu'elles représentent pour "la diffusion de messages de toute nature (sic) par télématique et, notamment, via INTERNET", sans contrepartie financière. Ces sociétés d'auteurs ont en fait concédé à la télévision nationale française, sans autorisation préalable des auteurs ni contrepartie financière, le droit de diffuser sur Internet les oeuvres du monde entier, qu'elles représentent en France**.
6. L'économie des échanges de propriété intellectuelle à l'heure de la dématérialisation des supports et de la divulgation e-numérique de la création artistique, littéraire et scientifique doit être définie et construite en tenant compte des intérêts, des droits et des devoirs de chacun. Elle doit tenir compte également des évolutions de la société et des avancées technologiques, qui doivent être considérées comme des opportunités nouvelles et non comme des ennemies de la création. C'est un enjeu fondamental de ce début du XXIè siècle.
7. L'arsenal coûteux des technologies de surveillance d'Internet et de ses utilisateurs prévu par le projet "riposte graduée" de la loi H.A.D.O.P.I. (en langage militaire, la riposte graduée vise à éviter l'usage prématuré de la bombe atomique) ne saurait régler la question du téléchargement des fichiers musicaux et audio/visuels. Mais il pourrait être d'une sinistre efficacité en ce qui concerne la surveillance d'Internet et de ses utilisateurs.
* Contrôle et filtrage des réseaux, installation de mouchards électroniques au coeur des terminaux personnels permettant de connaître, contrôler et éventuellement sanctionner le comportement des utilisateurs, etc. * * Les signataires de cet avenant sont Jean-Pierre ELKABBACH / FRANCE 2, Jean-Loup TOURNIER / S.A.C.E.M., Olivier CARMET (avocat de la S.A.C.E.M. jusqu'en février 1996) / S.A.C.D., Laurent DUVILLIER / S.C.A.M. et Jean-Loup TOURNIER / S.D.R.M..</quote>
Voila de bonne informations et en fin de compte je m'aperçois que d'être artiste dans ce monde de requin n'est pas simple.
Il faut absolument faire barrage à HADOPI et promouvoir l'indépendance des artistes avec une vrai loi mettant les artistes avant les majors de la musique qui les exploitent.
Rapellez vous ce que la droite à fait des intermittent du spectacle :-(
Dés le début des années 90 les maisons de disques étaient sensibilisées à numérisation de leurs oeuvres. Ils n'ont rien fait!
La semaine dernière je cherchais un vieux tube des années 70 impossible de le trouver en télé chargement légal. Que faire alors qu'il était dispo sur la mule?
Que dire des artistes qui louent pour 1 an un studio d'enregistrement pour faire un album! Devons nous payer pour les délires de quelques allumés?
Si vous débutez dans la musique il vous sera impossible de récupérer le moindre euro, éventuellement un tarif sympa dans une salle de répétition municipale; certainement sur le budget de la ville. Pire si vous vous souhaitez faire pressez 500CD pour essayer de les vendre en porte à porte il vous faudra aquittter à la livraison des droits qui ne vous serons que partiellement reversés que 1 an plus tard.
La musique doit s'adapter et au revoir les majors et leurs paillettes, c'est sans regrets.
Bravo à Cerrone pour la mise en ligne gratos de son dernier album!
@Daniel Vangarde
Cela confirme bien ce que l'on pouvait entrevoir de notre coté, les artistes auteurs compositeurs n'ont rien a gagner avec cette loi, elle n'est faite que pour maintenir artificiellement en vie des intermediaires qui n'auraient bientot plus lieu d'exister si les artistes pouvaient s'en affranchir en utilisant des moyens modernes tel que l'internet... quand je lis recemment qu'un artiste ne gagne que 1 euro sur la vente d'un CD audio et que le consommateur manque de s'étrangler a chaque fois qu'il regarde le prix de vente en magasin, on se dit qu'il reste des barrieres a faire tomber !
ARF ! Fake blog bien joué ! Je me suis fait "avoir" ^^ LOL je suis un noob.
En tout cas excellente initiative du faker qui démontre, si besoin en était, l'hypocrisie des pro et des anti-Hadopi.
Le problème du téléchargement n'est pas que des oeuvres soient téléchargées mais pourquoi elles le sont et comment. Autrefois nous gravions des vinyls sur K7, des K7 sur K7, des copies de VHS sans que cela n'émeuve qui que ce soit. Aujourd'hui en 2 clics vous avez accès à ces oeuvres légalement ou illégalement.
Si les Majors de la musique avaient pris en compte ce nouveau circuit de distribution et impacté réellement la baisse du coût (1 fichier sur serveur peut être téléchargé des milliards de fois), non calqué sur le coût unitaire des CD, on ne connaîtrait pas cette envolée des téléchargements illégaux. Quid de la concurrence ? 0.99 euros par titre sur TOUTES les plate-formes ??? On appelle cela un cartel : Entente sur les prix sur le dos du client.
J'en veux pour preuve que les profits des Majors augmentent considérablement alors que les revenus des auteurs baissent. La juste répartition promise par les taxes pour lcopie privée n'ont donc été qu'à l'avantage du Producteur et du Ditributeur.
Il existe des sites de telechargement gratuit des oeuvres de M Attali : moyennant un cout annuel largement inférieur aux abonnement internet 12 x 29,90 = 358,80 euros des FAI français (entente cordiales illégales sur les tarifs ?) , on a le droit d'emprunter, pour un temps suffisant pour une lecture approfondie et intéressée, plusieurs ouvrages : cela s'appelle des bibliothèques .
Le probleme de la remuneration des oeuvres artistiques n'est pas reglée.
Proposer une loi qui , selon le parlement européen, la cnil... ne respecte pas les droits de l'homme n'est pas une avancée.
Techniquement, elle est largement obsolete, mais c'est ethiquement qu'elle me pose le plus grand probleme.
Je ne fais pas partie du fan club de Mr Jacques Attali. Je lui reconnais une chose, son intelligence, et sa connaissance du dossier.
Ce que j'ai de plus en lus de mal a percevoir, au fil des avancées technologique, c'est le role de ces intermediaires qui, de plus en plus dépassés, se mettent en devoir de se rendre indispensables... incontournables et inutiles.
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