Free se nourrit de la concurrence et de la remise en question. L’arrivée d’Elon Musk sur le marché de l’Internet très haut débit en France apparaît comme une bonne chose. L’opérateur de Xavier Niel souhaite ainsi la bienvenue à ce nouveau challenger.
En février dernier, l’Arcep a annoncé avoir donné son feu vert à Space X. La société aérospatiale de l’entrepreneur et milliardaire Elon Musk dispose ainsi de fréquences pour proposer Starlink dans l’Hexagone. Pour rappel, cet accès à Internet fixe repose sur une constellation de satellites (42 000 sont prévus). Il a pour objectif de réduire les zones blanches et de couvrir la planète.
Selon le gendarme des télécoms, le service Starlink pourra ainsi utiliser la bande de fréquences 10,95-12,70 GHz (sens espace vers Terre) et 14-14,5 GHz (sens Terre vers espace) pour les terminaux utilisateurs de type paraboles. Ces fréquences servent pour la transmission du signal du satellite vers le terminal de l’utilisateur. Le service prend également appui sur la bande 17,8-19,3 GHz (sens espace vers Terre) et 27,5-30,0 GHz (sens Terre vers espace) pour les passerelles, essentielles au fonctionnement du réseau. Ces fréquences permettront au satellite de se connecter au réseau terrestre.
Invité sur BFM Business et interrogé par Cyrielle HARIEL sur la concurrence potentielle de ce nouvel acteur sur le marché des télécoms, a répondu à l’affirmative le directeur général d’Iliad, la maison-mère de Free et Free Mobile. “Ça fait toujours concurrence”, a-t-il en effet indiqué. Une concurrence d’ailleurs bienvenue, selon Thomas Reynaud. “Depuis 20 ans, on se nourrit de la concurrence et on adore la bataille”, a-t-il expliqué. L’occasion d’accueillir chaleureusement ce nouveau challenger. “On adore être bousculé dans nos certitudes, donc on dit bienvenue à Elon Musk sur le marché du très haut débit en France”, a déclaré Thomas Reynaud.
Prochaine étape : convaincre les communes d’accueillir les stations de base, installées au sol et permettant de faire la liaison avec le réseau terrestre. Trois stations ont été autorisées, selon l’Arcep. Il s’agit de celles d’Ornon (en Gironde, près de Bordeaux), de Saint-Senier-de-Beuvron (dans la Manche) et Graveline (dans le Nord). Et les opposants ont déjà commencé à faire entendre leur voix.
Source : BFM Business
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