YouTube dans le viseur d’Emmanuel Macron : le président veut faire payer la plateforme comme Netflix et compagnie
Face à la montée en puissance de YouTube et TikTok, Emmanuel Macron estime que les grandes plateformes doivent davantage participer au financement des contenus locaux. Le président français appelle notamment à revoir le rôle de YouTube dans l’écosystème audiovisuel.
Lors du Lumière Summit à Saint-Paul-de-Vence, Emmanuel Macron a expliqué à Variety que le secteur du divertissement traversait une période de profond bouleversement, notamment sous l’effet des plateformes et de l’intelligence artificielle. Le président français cible particulièrement YouTube, devenu incontournable dans de nombreux pays. « YouTube est très efficace. C’est de facto la plateforme par défaut dans beaucoup de pays pour beaucoup de gens », a-t-il déclaré. Il estime que la plateforme détourne une partie des audiences des acteurs traditionnels qui investissent massivement dans la création.
Emmanuel Macron souhaite ainsi que YouTube soit davantage intégré au système d’obligations qui concerne déjà des acteurs comme Netflix, Amazon ou Disney, notamment en matière de financement de la production locale. « Nous devons nous engager avec eux », a-t-il expliqué, afin de faire évoluer leur approche et favoriser « plus de créativité, plus de créations, plus de respect des auteurs ».
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de mieux encadrer les contenus générés par l’intelligence artificielle. Pour lui, la transparence est essentielle : « Quand vous avez du contenu produit par l’IA, vous devez simplement le savoir. » Il souhaite notamment que les contenus générés par IA soient clairement signalés. « Nous voulons signaler lorsque le contenu est produit avec l’IA. Parce que nous pensons que c’est juste. »
Au-delà des plateformes et de l’IA, Emmanuel Macron défend enfin le modèle culturel français, qu’il considère comme un élément essentiel du rayonnement du pays. « La culture et l’art font partie de ce qu’est la France, mais c’est aussi une partie de notre soft power à l’extérieur », a-t-il résumé.