Après l’annonce de l’arrêt de la distribution de plusieurs chaînes thématiques sur Canal+, TF1 dénonce une décision qui fragilise le secteur du documentaire, tandis que la chaîne cryptée évoque l’échec des négociations et assure rester ouverte à une reprise du dialogue.
Le bras de fer entre Canal+ et le groupe TF1 se traduit par une conséquence concrète pour les abonnés. Faute d’accord entre les deux groupes, Canal+ a cessé la distribution de plusieurs chaînes thématiques de TF1 en France, mettant un terme à plusieurs mois de négociations. Les chaînes gratuites du groupe TF1, elles, continueront d’être proposées aux abonnés Canal+.
Les chaînes concernées sont TV Breizh, Histoire TV et Ushuaïa TV. Canal+ a confirmé qu’il mettrait fin à leur diffusion au sein de ses offres en France et en Suisse, tout en précisant que ses abonnés continueront de recevoir TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI ainsi que les services de replay associés. Dans son communiqué, Canal+ explique avoir pris acte de « l’échec des discussions engagées avec le Groupe TF1 » et affirme avoir tenté de trouver un accord.
Le groupe indique ainsi que, « malgré plusieurs mois de négociations, il n’a pas été en mesure d’aboutir à un accord global alors même qu’il était prêt à en améliorer les conditions en tous points pour TF1 ». Canal+ précise toutefois rester « ouvert au dialogue » et se dit disponible pour reprendre les discussions afin de parvenir à « un accord reposant sur des bases raisonnables, équilibrées et pérennes ».
De son côté, le groupe TF1 regrette cette décision et estime qu’elle dépasse la simple disparition de trois chaînes dans les offres Canal+. Le groupe rappelle que TV Breizh est aujourd’hui la chaîne mini-généraliste leader des chaînes thématiques, qu’Histoire TV est la première chaîne consacrée à la découverte historique et qu’Ushuaïa TV est entièrement dédiée à la protection de l’environnement.
TF1 souligne également que les deux dernières jouent un rôle important dans le financement de la création documentaire française. Selon le groupe, « cette décision fragilise plus largement le secteur du documentaire » et « représente un signal préoccupant pour l’ensemble de la filière ». Le groupe précise que ces trois chaînes restent accessibles auprès des principaux distributeurs français, notamment Bouygues Telecom, SFR, Orange, Free, Vitis, BIS TV, NordNet ainsi que chez plusieurs opérateurs locaux et dans les territoires d’Outre-mer. Cependant, les chaînes ne sont plus gratuites. Cette rupture pourrait également accélérer la réflexion du groupe TF1 sur sa stratégie de distribution, celui-ci indiquant vouloir « réfléchir à sa stratégie de partenariat de distribution dans un contexte de développement très fort de la distribution digitale ».
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