Hacker in front of his computer. Dark face
Nouvel incident majeur dans le secteur public français : l’ANTS a été victime d’un piratage impliquant des données d’état civil et des identifiants professionnels.
L’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) est à son tour victime d’une cyberattaque d’ampleur. L’organisme public, chargé de délivrer les cartes d’identité, passeports, permis de conduire ou encore certificats d’immatriculation, a confirmé un incident de sécurité. Dans un communiqué, l’agence indique avoir détecté « un accès non autorisé à certaines données personnelles » le 15 avril 2026. L’attaque vise plus précisément des comptes dits « professionnels », utilisés notamment par des acteurs habilités à traiter des démarches administratives.
Les informations concernées sont loin d’être anodines. L’ANTS évoque notamment des données d’état civil, des identifiants de connexion, des numéros d’habilitation ou d’agrément, mais aussi des coordonnées comme l’adresse postale ou le numéro de téléphone. Un ensemble de données qui peut être exploité de nombreuses façons par des cybercriminels, notamment pour des tentatives d’usurpation d’identité ou des campagnes de phishing particulièrement ciblées. L’agence met d’ailleurs en garde les utilisateurs concernés, les invitant à redoubler de vigilance face à d’éventuels appels ou courriels frauduleux.
Selon les informations relayées par le chercheur en cybersécurité Christophe Boutry, les données issues de cette intrusion ne seraient déjà plus entre de bonnes mains. Un pirate aurait mis en vente la base sur un forum spécialisé du dark web. Le volume évoqué est particulièrement important : jusqu’à 19 millions d’enregistrements. Si ce chiffre reste à confirmer officiellement, il laisse entrevoir l’ampleur potentielle de la fuite. Conformément à la réglementation, l’incident a été signalé à la CNIL et une enquête judiciaire doit être ouverte par le parquet de Paris.
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une série de violations de données touchant des organismes publics ou liés à l’administration en France, juste après une annonce liée à l’Éducation Nationale. L’ANTS elle-même avait déjà été citée en 2025 dans une affaire de base de données d’état civil en vente en ligne, sans qu’une intrusion directe dans ses systèmes ne soit alors confirmée.
Cette fois, la reconnaissance d’un accès non autorisé marque un tournant, et souligne une nouvelle fois la sensibilité des données gérées par ces plateformes. Pour les utilisateurs, le risque est désormais concret : leurs informations pourraient être exploitées à grande échelle dans des tentatives de fraude.
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