Advertisement
Brèves

IA : Iliad appelle à simplifier les procédures administratives qui freinent fortement les projets industriels stratégiques

Advertisement

Le directeur général d’Iliad, Thomas Reynaud, plaide pour une réduction des lourdeurs administratives afin d’accélérer les projets industriels liés à l’intelligence artificielle, jugés essentiels pour la souveraineté numérique et la réindustrialisation.

Dans une tribune publiée dans Les Echos, le directeur général du groupe Iliad, Thomas Reynaud, tire la sonnette d’alarme sur les lourdeurs administratives qui freinent le développement d’infrastructures d’intelligence artificielle en France.  Dans ce texte intitulé « L’intelligence artificielle et les quatre saisons », le dirigeant explique que le groupe porte actuellement un projet d’infrastructure majeure dédiée à l’IA, qui pourrait devenir l’une des plus grandes d’Europe. Le site envisagé se situerait sur une ancienne friche industrielle déjà artificialisée, alimentée par une électricité largement décarbonée, avec plusieurs milliards d’euros d’investissements et des centaines d’emplois à la clé. Annoncé en novembre dernier, ce projet a pour ambition de voir émerger l’un des plus puissants centres de calcul d’Europe, soutenant donc le développement d’une filière française et européenne de l’IA. Une première mise en service était attendue en 2027 grâce au dispositif de raccordement fast-track mis en place par l’État.

Mais selon le numéro 2 d’Iliad, le principal obstacle aujourd’hui, n’est ni technologique ni financier. Il est administratif. Thomas Reynaud critique notamment certaines procédures environnementales jugées disproportionnées. Il cite en particulier l’étude dite « quatre saisons », qui impose douze mois d’observation de la biodiversité avant tout projet industriel. Or, selon lui, cette exigence peut s’appliquer même à des friches industrielles où l’impact écologique est déjà limité. « Quatre saisons d’observation d’un sol stérile peuvent devenir un long hiver administratif », écrit-il. Le dirigeant estime que ces délais ralentissent considérablement les projets français alors que la concurrence internationale avance beaucoup plus vite.

Pour illustrer cet écart, Iliad cite des exemples à l’étranger. Aux États-Unis, un data center de 850 mégawatts aurait été construit en moins de dix mois à Phoenix, tandis que la Chine irait encore plus vite. En France, pour un projet équivalent, les délais pourraient atteindre près de trois ans, dont une large partie liée aux procédures administratives. Selon Thomas Reynaud, ce décalage risque d’avoir des conséquences directes sur la souveraineté numérique européenne, alors que les infrastructures d’intelligence artificielle deviennent un enjeu stratégique.

Simplifier les procédures sans renoncer à l’écologie

Le directeur général d’Iliad ne plaide pas pour abandonner les exigences environnementales, mais pour adapter certaines règles afin d’accélérer les projets industriels sur des sites déjà artificialisés. Il propose notamment de cesser de surtransposer certaines règles européennes, de créer une procédure environnementale accélérée pour les friches industrielles, et de réutiliser des études environnementales déjà réalisées pour éviter les redondances. Selon lui, la France dispose pourtant d’atouts majeurs pour accueillir ces infrastructures : un mix électrique parmi les plus décarbonés au monde et des ingénieurs de haut niveau. Pour Thomas Reynaud, la question dépasse enfin  largement le cas d’un projet industriel. « La souveraineté numérique n’est pas un concept : c’est une question de vitesse d’exécution », affirme-t-il. Le dirigeant estime que la France peut réussir un « trio gagnant » : protéger l’environnement, accélérer la réindustrialisation et renforcer sa souveraineté numérique  à condition de simplifier les procédures administratives qui ralentissent les projets stratégiques. C’est au final le même message qu’a martelé  Thomas Reynaud lors du sommet IMA de la souveraineté organisé à Bercy le 20 janvier,

Cet article a été repris sur le site Univers FreeBox

Advertisement
Maxime Raby

Advertisement

Articles récents

Un accordéon fait sécher les Grosses Têtes et gagner 400 euros aux auditeurs

Dans "Les Grosses Têtes" sur RTL, jeudi 24 septembre, Laurent Ruquier a demandé à ses…

25 septembre 2026

Free n°1 sur la couverture de la population en 4G et 5G, Bouygues Telecom et SFR dominent sur le territoire, Orange en retrait

Le nouveau baromètre nPerf de la couverture mobile en France livre des résultats parfois surprenants.…

25 septembre 2026

À 102 ans, elle va devoir abandonner son fidèle téléphone à clapet à cause de la fin de la 2G

À 102 ans, Denise Richon va devoir se séparer de son fidèle téléphone à clapet.…

25 septembre 2026

Disney+ Premium : Que Choisir attaque la plateforme après la suppression de plusieurs fonctionnalités et réclame une baisse des prix

Que Choisir met Disney+ en demeure après la suppression de plusieurs technologies d’amélioration de l’image…

25 septembre 2026

France.tv met en ligne Sœurs avec Lola Dewaere avant sa diffusion sur France 2

Les quatre épisodes de "Sœurs" sont disponibles sur france.tv depuis ce vendredi 25 septembre. Dans…

25 septembre 2026

SFR : des milliers de salariés en grève réclament davantage de garanties

Près d’un millier de salariés se sont rassemblés jeudi devant le siège d’Altice France à…

25 septembre 2026
Advertisement