Le faux numéro d’opposition bancaire, une arnaque discrète mais redoutable.
Les arnaques au faux numéro d’opposition bancaire connaissent une forte recrudescence depuis plusieurs mois. Cybermalveillance.gouv.fr alerte sur cette escroquerie qui combine hameçonnage par SMS et manipulation téléphonique, et qui peut permettre de vider un compte bancaire en quelques minutes.
Le scénario est bien rodé. La victime reçoit un SMS ou un e-mail alarmant signalant un achat ou un virement suspect, souvent d’un montant élevé, par exemple 650 euros. Le message invite à appeler en urgence un numéro présenté comme un service d’opposition ou de sécurité bancaire. L’objectif est de créer un sentiment de panique, parfois renforcé par l’indication que l’opération n’apparaîtra sur le compte que dans 24 à 48 heures.
Ces messages se présentent comme émanant d’une banque, d’un service de paiement ou d’une plateforme connue. Les numéros affichés utilisent des appellations rassurantes telles que « Service Opposition » ou « Sécurité clientèle ». En appelant, la victime tombe sur un faux conseiller au discours crédible, qui demande des informations personnelles sous couvert de vérification et affirme qu’une fraude est en cours. L’urgence est alors mise en avant pour empêcher toute prise de recul.
Cybermalveillance.gouv.fr a recensé plusieurs techniques utilisées par les escrocs. La plus courante consiste à guider la victime sur son application bancaire afin de soi-disant annuler des opérations frauduleuses. En réalité, les manipulations demandées et les codes validés servent à autoriser de véritables paiements initiés par l’escroc.
Une autre méthode, particulièrement signalée ces derniers mois, repose sur la récupération physique de la carte bancaire. Après avoir obtenu le code secret, l’escroc envoie un complice au domicile de la victime pour récupérer la carte, prétendument pour analyse. Les paiements et retraits frauduleux s’enchaînent ensuite très rapidement.
D’autres variantes existent, comme le basculement vers WhatsApp avec un partage d’écran pour observer les actions de la victime, l’achat de cartes prépayées dont les codes sont immédiatement détournés, ou encore de faux e-mails de facturation de logiciels de sécurité servant de prétexte à une prise de contrôle de l’ordinateur.
La règle essentielle est de ne jamais appeler les numéros fournis dans un SMS ou un e-mail. Une banque ne demande jamais de code confidentiel et ne procède pas par ce type de contact. En cas de doute, il faut se connecter directement à son espace bancaire ou contacter son établissement via les coordonnées officielles figurant sur la carte bancaire.
Les messages frauduleux doivent être signalés au 33700 pour les SMS ou à Signal Spam pour les e-mails, ainsi que sur la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur. Ces signalements contribuent à la détection et au démantèlement des réseaux d’escrocs.
Si la fraude a déjà eu lieu, il est impératif de contacter immédiatement sa banque pour bloquer les opérations, de conserver toutes les preuves et de déposer plainte. Des dispositifs d’accompagnement existent, notamment France Victimes au 116 006 et la plateforme Info Escroqueries au 0 805 805 817. En cas de suspicion de piratage d’un appareil, un diagnostic peut également être réalisé via le service 17Cyber.
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