Alors que la Commission européenne souhaite renforcer ses règles de cybersécurité, Pékin accuse Bruxelles de « manoeuvres politiques » et promet de défendre les intérêts de ses entreprises télécoms.
La Chine a averti mercredi qu’elle prendrait des mesures pour « défendre » ses entreprises si l’Union européenne persistait dans son projet d’exclure des équipementiers télécoms étrangers jugés « à haut risque », une initiative largement perçue comme visant les groupes chinois.
La Commission européenne a présenté mardi une proposition en ce sens, dans le cadre de la révision de ses règles de cybersécurité. Si Huawei et ZTE ne sont pas explicitement mentionnés, ces deux acteurs chinois semblent directement concernés, au même titre que tout fournisseur susceptible d’être ultérieurement classé comme une menace pour la sécurité des réseaux.
« Nous exhortons l’Union européenne à ne pas persévérer sur la fausse route du protectionnisme. Dans le cas contraire, la Chine sera contrainte de prendre les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes de ses entreprises », a déclaré mercredi Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
« C’est du protectionnisme pur et simple. Cette ingérence arbitraire dans le marché, qui va à l’encontre de toutes les lois économiques, non seulement n’apporte pas cette prétendue sécurité, mais génère aussi des coûts exorbitants », a-t-il ajouté lors d’un point-presse régulier.
En juin 2023, l’UE avait déjà recommandé aux États membres et aux opérateurs télécoms d’écarter les équipements de Huawei et ZTE des réseaux 5G, estimant qu’ils présentaient des risques « matériellement plus élevés » pour la sécurité européenne. Cette recommandation n’avait toutefois été suivie que partiellement.
Si l’Allemagne a adopté cette interdiction en 2024, moins de la moitié des pays membres l’ont appliquée. La Commission souhaite désormais aller plus loin en proposant une interdiction systématique des fournisseurs désignés « à haut risque » dans l’ensemble des réseaux mobiles et fixes de l’UE. Plusieurs États restent réticents, notamment en raison de l’impact financier pour les opérateurs, les équipements chinois étant souvent les plus compétitifs en termes de prix.
Le porte-parole chinois a dénoncé mercredi « des manoeuvres politiques » de la part de Bruxelles. « Cela non seulement entrave gravement le progrès technologique et le développement économique de l’UE elle-même, mais ternira également son image de marché ouvert et ébranlera considérablement la confiance des entreprises du monde entier désireuses d’investir en Europe », a-t-il affirmé.
Source : AFP
Si vous avez peur de ne pas savoir configurer votre téléphone, Free Mobile a une…
Jusqu'à 200€ d'économisés grâce à des remises directes sur la boutique réservée aux abonnés Freebox. …
Longtemps resté discret, le projet de filtre national contre les arnaques en ligne refait surface.…
Entre égos et intérêts propres, le rachat de SFR par les trois autres opérateurs français…
Alors que les professionnels alertent sur les risques posés par la fin de la 2G…
Face aux craintes de « casse sociale » exprimées par la CFDT, le directeur général…