Top départ des enchères 5G, Orange, Free, SFR et Bouygues sur le ring

Top départ des enchères 5G, Orange, Free, SFR et Bouygues sur le ring

Pendant une dizaine de jours, les opérateurs vont se livrer bataille autour de l’attribution de 11 blocs de 10 MHz. Le régulateur communiquera au quotidien de l’évolution.

Il est l’heure de sortir le carnet de chèques pour Orange, Free, SFR et Bouygues. D’abord prévues en avril puis repoussées pour cause de crise sanitaire, les enchères 5G commencent enfin ce matin. En jeu, un total de 11 lots de 10 MHz vendus au plus offrant, avec un prix de départ de 70 millions d’euros pour chaque. Ces blocs se trouvent tous dans la bande fréquences 3.4-3.8 GHz. À noter que les telcos disposent d’ores et déjà de 50 MHz chacun, obtenus au prix fixe de 350 millions d’euros.

Toutefois, un opérateur ne pourra pas acquérir plus de 100 MHz “pour donner ses chances à chacun”, a expliqué l’Arcep à l’AFP. Si le gouvernement souhaite en tirer au minimum 2,17 milliards d’euros, l’enjeu est de taille pour les opérateurs. Tous auront à coeur de décrocher le plus grand nombre de lots dans la limite de 5 blocs maximum afin de disposer à l’avenir d’un meilleur débit et d’une meilleure qualité de service. Free l’a annoncé il sera combatif même s’il aura affaire à de rudes concurrents comme Orange et SFR lesquels disposent de davantage de moyens.

L’attribution des fréquences devraient durer une dizaine de jours. Pour suivre son évolution au jour le jour, le régulateur publiera un communiqué quotidien à 17h40. Mais comment va-t-elle se dérouler ? Lors de la première phase, chaque opérateur devra répondre à la question “combien de blocs voulez-vous pour 70 millions par blocs ? “. En additionnant chacune des réponses, la somme demandée grimpera alors de 5 millions d’euros, la question sera répétée à chaque fois à Orange, Bouygues, Free et SFR. Plus le prix montera et plus certains opérateurs devront baisser le nombre de blocs demandés pour équilibrer l’offre et la demande.

Viendra ensuite une seconde phase d’enchères, cette fois pour déterminer la position de ces blocs sur le spectre disponible. Un moment important donc, puisqu’un positionnement proche de l’extrémité peut entraîner des interférences et gêner la qualité du réseau mobile déployé. A la sortie du ring, le gendarme des télécoms attribuera, pour une durée de 15 ans, les fréquences à chaque opérateur. Le tout pour une commercialisation des premières offres et l’activation des réseaux à la fin de l’année, voire début 2021.