Le conflit entre les acteurs privés et le groupe d’audiovisuel public pourrait prendre une nouvelle ampleur et passer devant l’Union Européenne.
Depuis quelques semaines, le torchon brûle entre France Télévisions et l’Association des chaînes privées regroupant TF1, M6, Canal+ et Altice (BFM, RMC…). D’après les informations des Echos, ces acteurs privés étudieraient la possibilité de porter l’affrontement sur le terrain du droit de la concurrence européenne, afin de vérifier si le montant et l’encadrement des dépenses du groupe d’audiovisuel public est conforme à la santé du secteur.
Parmi les critiques déjà soulevées dans un courrier envoyé à la première ministre, l’ACP considère que France Télévisions bénéficie de certains avantages et dénonce sa programmation “commerciale” sur France 2. Si Delphine Ernotte, présidente du groupe, s’en est déjà défendue et la ministre de la Culture a déjà apporté son soutien, les chaînes n’en démordent pas.
Portés par un précédent à la fin des années 2000 où les chaînes avaient déjà poursuivi la suppression de la publicité en soirée sur les chaînes du service public, l’ACP pourrait tenter un nouveau coup de force. Le tout dans un moment assez délicat : France Télévisions est actuellement en train de négocier ses contrats d’objectifs et de moyens avec l’État.
Pour sa part, TF1 accuse en parallèle le groupe de “rétorsion” envers sa filiale de production Newen après avoir supprimé “une partie de ses commandes”. Une affirmation contestée par France Télévisions.
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