L’Autorité de la concurrence se prononce en faveur du multi fibre

L’Autorité de la concurrence se prononce en faveur du multi fibre

Dans les zones très denses, le dispositif prévu par l’ARCEP prévoit que l’opérateur d’immeuble sera soumis, si les autres opérateurs présents le souhaitent, à installer dès le départ une fibre dédiée par logement pour chacun d’entre eux. De façon générale, l’ARCEP recommande que, dès lors qu’une fibre supplémentaire aura été demandée par un opérateur, l’opérateur d’immeuble installe systématiquement quatre fibres par logement.

L’Autorité de régulation des télécoms avait cependant saisie l’Autorité de la concurrence pour avis, qu’elle a rendu public aujourd’hui. Elle estime donc que « le recours à l’architecture multi-fibres constitue une opportunité unique de ne pas reconstituer de goulot d’étranglement sur la partie terminale des réseaux FTTH, notamment au niveau des immeubles. Cette architecture offre les meilleures garanties en termes d’indépendance des acteurs, de neutralité technologique et de fluidité du marché au bénéfice du consommateur. »

Contrairement à Orange qui annonçait que le coût d’installation du multifibre est supérieur de 40% au mono-fibre, l’Autorité de la concurrence estime que « l’installation de fibres supplémentaires représente surcoût relativement faible par rapport à une architecture mono-fibre et est neutre d’un point de vue technologique, que les opérateurs aient opté pour un déploiement de leur réseau de type point-à-point (une fibre par abonné de bout en bout) ou points-à-multipoints (réseau arborescent). Elle permet à chaque opérateur alternatif de contrôler sa propre connexion avec l’utilisateur final et de demeurer indépendant. S’agissant du marché de détail, cette situation sera plus favorable aux consommateurs, qui pourront changer d’opérateur rapidement et sans interruption de service.»

L’Autorité émet donc un avis favorable aux projets de décision et de recommandation de l’ARCEP. Elle « invite par ailleurs cette dernière à encadrer les échanges d’informations entre acteurs qui sont nécessaires à la mutualisation et à veiller à ce que d’éventuels nouveaux entrants puissent pénétrer le marché. L’Autorité sera enfin attentive aux conditions de mutualisation dans les zones moins denses, pour lesquelles les réflexions sont en cours. »