Piratage : Canal+ fait bloquer des dizaines de sites par Free, Orange, SFR et Bouygues et s’attaque aussi aux VPN, DNS et à Google
À l’approche du retour de la Premier League et de la Ligue des champions, Canal+ renforce son dispositif contre le streaming illégal en obtenant récemment quatorze ordonnances du tribunal judiciaire de Paris visant les opérateurs, mais aussi plusieurs services permettant de contourner leurs blocages.
Canal+ prépare déjà le terrain pour la saison 2026/2027. Selon TorrentFreak, le tribunal judiciaire de Paris a rendu le 17 juillet quatorze ordonnances à la demande du groupe, sept concernant la Premier League et sept la Ligue des champions. Les principales concernent les FAI à savoir Free, Orange, SFR et Bouygues Telecom, lesquels doivent ainsi empêcher leurs abonnés d’accéder aux domaines visés. Au total, les décisions portent sur 47 domaines liés à la Premier League et 26 à la Ligue des champions, avec plusieurs adresses présentes dans les deux listes. Parmi les adresses visées figurent notamment streamonsport.art, sports24.cc, kevinsport.org, totalsportek.wales, livetv880.me ou encore plusieurs domaines présentés comme des passerelles IPTV, à l’image de iptv-abonnement.tv et iptvpremium-europe.com.
Les VPN et DNS également visés
Des mesures ont également été obtenues contre les DNS publics de Google, Cloudflare, Quad9 et DNS4EU, mais aussi contre Proton VPN, CyberGhost et ExpressVPN. Google et Bing doivent de leur côté déréférencer les domaines concernés de leurs résultats de recherche en France. CyberGhost et ExpressVPN ont tenté de contester ces demandes, sans succès. Le tribunal a notamment estimé qu’un intermédiaire, même neutre, peut jouer un rôle dans la transmission permettant d’accéder à des contenus illicites.
Le dispositif est par ailleurs dynamique puisque de nouveaux domaines pourront être ajoutés au cours de la saison après validation de l’Arcom. Les mesures concernant la Premier League doivent courir jusqu’au 30 mai 2027, et celles visant la Ligue des champions jusqu’au 5 juin 2027. Cette nouvelle salve pourrait être l’une des dernières sous le régime actuel car une nouvelle procédure adoptée cet été doit permettre à terme d’accélérer et d’automatiser davantage le blocage de nouvelles adresses lors des retransmissions en direct.